Le ministre ivoirien de l’Énergie a posé jeudi la première pierre d’une centrale solaire de 50 MWc à Katiola. Coûtant près de 33 milliards de FCFA, elle doit être construite en quinze mois, financement restant à boucler.
Le ministre ivoirien de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a lancé jeudi 22 octobre les travaux d’une centrale solaire à Lonankaha. Cette localité se trouve dans le département de Katiola, dans la région du Hambol, au centre-nord du pays. Elle comptera 89 208 modules de 560 Wc, sur 60 hectares, selon la convention signée en décembre 2024. Elle injectera 41,4 MW nets dans le réseau, via une ligne de 1,3 kilomètre, selon Energynews et APA. Sa production annuelle est estimée à 85 934 MWh, selon le porte-parole du gouvernement en mai 2025.
La convention évalue le coût total à 32,897 milliards de FCFA, soit environ 53 millions de dollars. Katiola Solar Power, filiale de JC-Monfort, doit la financer, la construire et l’exploiter dans un partenariat public-privé. Le projet est né d’une offre spontanée de Katiola Solar Power, selon l’avis d’attribution de mai 2025. Toyota et EDF figurent parmi les partenaires de Katiola Solar Power, selon le ministre, qui les a remerciés.
Des lettres de mandat sont signées avec la BERD et Proparco, mais le financement n’est pas encore bouclé. Le bouclage est attendu dans les prochaines semaines, selon L’Infodrome et APA, sans date précise.
Le chantier doit durer quinze mois et employer 150 personnes, jusqu’à 350 au plus fort des travaux. Le ministre exige que ces emplois profitent d’abord aux jeunes de Katiola et de Lonankaha. Une vingtaine de postes permanents sont prévus pour l’exploitation, et le ministre invite les investisseurs à soutenir l’autonomisation des femmes.
Le maire de Katiola, Thomas Camara, ancien ministre de l’Énergie, a initié le projet en juillet 2021, selon APA. Il a remercié les propriétaires des 60 hectares, et souhaité que jeunes et femmes soient pleinement associés au projet.
Le ministre affirme que 1 262 MWc de solaire seront injectés sur le réseau national d’ici 2030. D’autres centrales suivront à Odienné, Niakara, Dabakala, Mankono et Soubré, après Kong et Bondoukou, où la première pierre est posée. Le projet s’inscrit dans l’objectif du président Ouattara de porter les énergies renouvelables à 45 % du mix en 2030. Le bilan carbone est estimé à 4 750 tonnes de CO2 évitées par an, selon le gouvernement.
Prudence AGBALETI