Les enseignants-chercheurs maliens observent une grève de cinq (5) jours, du lundi 26 au vendredi 30 octobre 2026. Le SNESUP exige l’application d’une prime de recherche prévue par un décret de 2017 et jamais versée. Il menace de reconduire la grève si aucun accord n’est trouvé avec le gouvernement d’ici vendredi.
Au Mali, les enseignants-chercheurs observent depuis lundi 26 octobre 2026 une grève de 120 heures. Le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP) exige l’application de la prime de recherche. Cet arrêt de travail touche les institutions d’enseignement supérieur et de recherche jusqu’au vendredi 30 octobre.
La prime de recherche figure dans le décret du 9 octobre 2017 sur l’application du statut des enseignants-chercheurs. L’article 34 de ce décret encadre la prime de recherche, que le syndicat juge toujours inappliquée depuis neuf (9) ans. Le SNESUP demande aussi la fixation de son montant ainsi que le versement des rappels qu’il estime dus.
Le SNESUP a déposé un nouveau préavis de grève le 1er octobre 2026 face à la persistance du blocage. Le 20 octobre à Bamako, son secrétaire général Oumar Coulibaly a réaffirmé la disponibilité du syndicat au dialogue. Il a averti que la grève serait renouvelée aussi longtemps que les autorités n’appliqueraient pas la prime. Selon lui, le Mali est le seul pays de l’AES à ne pas verser une telle prime.
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Une précédente grève, menée du 27 janvier au 8 février 2025, visait déjà le versement de cette prime. Elle avait été décidée par une coordination de syndicats dont le SNESUP, après l’échec de discussions avec deux (2) ministres.