Côte d’Ivoire CNDH réagit aux inculpations de cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI
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Côte d’Ivoire : CNDH réagit aux inculpations de cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI

Le Conseil national des droits de l’Homme réagit aux inculpations de cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI. Dans un communiqué publié mercredi, il appelle au respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense. Il invite aussi le gouvernement et les acteurs politiques à privilégier le dialogue pour apaiser le climat sociopolitique.

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a rendu public un communiqué mercredi 28 octobre 2026. En Côte d’Ivoire, l’institution réagit aux inculpations de cadres de l’opposition devant la section antiterroriste d’Abidjan. Le PDCI-RDA de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo sont les deux principaux partis d’opposition.

Plusieurs responsables de ces deux partis ont comparu devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan. Selon leurs avocats, au moins neuf d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire depuis le 19 octobre. Ils font face à 17 chefs d’accusation, notamment actes terroristes, attentat contre l’autorité de l’État et assassinat. Ces faits seraient liés aux troubles électoraux survenus avant, pendant et après la présidentielle de 2025.

Les deux partis dénoncent des procédures politiques destinées, selon eux, à réduire l’opposition au silence. Début octobre, une source gouvernementale a assuré à RFI que les détenus du PPA-CI relèvent du droit commun.

Le CNDH invoque la Déclaration universelle des droits de l’Homme et le Pacte international sur les droits civils et politiques. Il y ajoute la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, qui fonde aussi son rappel.

Selon le CNDH, nul n’échappe à la loi, mais nul ne doit subir de restriction arbitraire pour ses opinions. Une convocation, une audition ou un contrôle judiciaire ne préjugent pas de la culpabilité, selon l’institution.

Le CNDH souligne que l’indépendance de la justice doit être préservée de toute forme d’interférence. Selon lui, les décisions judiciaires doivent aussi rester à l’abri de toute forme de discrédit.

Le CNDH reconnaît aux autorités le pouvoir d’enquêter pour préserver l’ordre public et éclairer les événements passés. Il invite les autorités judiciaires à garantir la liberté, la sûreté et l’égalité devant la loi à chaque étape.

Le CNDH appelle les autorités et les acteurs politiques à privilégier les voies légales et à apaiser le climat. Il exhorte médias, société civile et internautes à la rigueur et au respect de la dignité des personnes poursuivies. Il se dit disposé à examiner toute information crédible sur d’éventuelles atteintes aux droits de l’Homme.

Le Conseil recommande enfin au gouvernement et à la classe politique de privilégier le dialogue et la concertation.

Christian Adjelou préside le CNDH depuis son élection du 24 mars 2026, contestée par le PPA-CI et des ONG. Ses détracteurs lui reprochent une proximité avec le pouvoir ; il veut être jugé sur ses actes.

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