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La police sud-africaine demande à la justice d’interdire des marches anti-immigration

La police sud-africaine a demandé aux tribunaux d’interdire des marches prévues par des groupes opposés à l’immigration illégale dans la ville côtière de Durban, suite à des menaces de violence et à des projets visant à incendier un centre d’accueil pour réfugiés.

Cette demande d’interdiction fait suite à des violences survenues lors de récentes manifestations, qui auraient entraîné la mort d’un ressortissant étranger la semaine dernière.

Mercredi, la Haute Cour du KwaZulu-Natal a émis une ordonnance provisoire à l’encontre des manifestants. Elle devra décider, ce vendredi, si cette mesure doit être rendue permanente.

Certains pays africains ont procédé au rapatriement de leurs ressortissants à la suite de ces violences. Dans certains cas, les manifestants ont fixé des délais — sans aucune base légale — aux étrangers en situation irrégulière pour quitter le pays.

Dernièrement, au moins 24 véhicules ont été incendiés et des commerces pillés, alors que des manifestations — déclenchées par une décision de justice facilitant l’accès à l’asile — ont dégénéré en violences.

Jacinta Ngobese-Zuma, figure de proue du mouvement, a critiqué l’action du gouvernement et de la police, y voyant une tentative d’étouffer les manifestations.

Le gouvernement a déployé plus de 500 soldats dans la province du KwaZulu-Natal, où se situe la ville de Durban.

Le président Cyril Ramaphosa a également dénoncé les violences liées à ces manifestations, affirmant que la police sévirait contre toute personne enfreignant la loi.

« Certains exploitent le sentiment public concernant l’immigration illégale pour dresser les communautés les unes contre les autres et servir de couverture à des activités criminelles », a déclaré M. Ramaphosa, mercredi, lors d’une réunion avec des chefs d’entreprise dans le KwaZulu-Natal.

Alors que les Sud-Africains s’apprêtent à voter lors d’élections locales la semaine prochaine, la question de l’immigration illégale occupe une place centrale dans la campagne électorale.

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