L’armée soudanaise a accusé, mercredi, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir « enlevé et assassiné » le gouverneur de l’État du Darfour-Ouest. Le gouverneur Khamis Abdullah Akbar avait tenu des propos critiques envers les paramilitaires sur une chaîne de télévision saoudienne.
En condamnant fermement cet événement tragique, le président du Conseil de souveraineté a accusé les forces de soutien rapide d’être les auteurs de l’assassinat. Le président du Conseil de souveraineté a rappelé que le gouverneur de l’État du Darfour occidental avait signé l’accord de paix de Juba avec les groupes armés et qu’il dirigeait un mouvement armé qui avait répondu à l’appel à la paix.
Le président du Conseil souverain a exprimé sa profonde compassion à l’égard de feu Khamis Abdullah Akbar. Il a prié Allah le Tout-Puissant de lui accorder Sa miséricorde et a demandé à sa famille et à ses proches de faire preuve de patience et de trouver réconfort.
Le gouverneur Khamis Abdullah Abakar a été capturé puis tué après avoir donné un entretien par téléphone à une chaîne de télévision saoudienne mercredi, dans laquelle il tenait des propos critiques envers les paramilitaires.
L’Association des avocats du Darfour, un groupe plaidant pour le retour à la démocratie, a aussi condamné cet ‘assassinat’, le qualifiant d’acte de ‘barbarie’.
En deux mois de conflit entre l’armée et les forces de soutien rapide -FSR-, aucun scénario de retour à la paix ne se dessine. A Khartoum, des quartiers entiers n’ont plus d’eau potable. L’électricité fonctionne quelques heures par semaine et la plupart des hôpitaux dans les zones de combat sont hors d’usage.
Les violences ont fait plus de 1800 morts, selon un bilan en mai de l’ONG ACLED. Plus de 2,2 millions de personnes ont fui, dont plus d’un million ont quitté Khartoum, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), tandis que plus de 528.000 réfugiés sont arrivés dans les pays voisins.
La Rédaction