Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a autorisé le déploiement de 3 300 militaires pour aider à lutter contre les activités minières illégales, a indiqué jeudi le bureau de Ramaphosa dans un communiqué.
Le déploiement de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF), qui devrait coûter environ 492 millions de rands (26 millions de dollars), vise à maintenir l’ordre public dans le cadre de « l’opération Prosper », a déclaré Vincent Magwenya, porte-parole de Ramaphosa, dans le communiqué.
La SANDF avait déjà été déployée en 2019 dans la province du Cap-Occidental pour lutter contre la violence des gangs dans le cadre de la même opération.
« Les membres de la SANDF mèneront, en coopération avec la police sud-africaine, une opération anticriminalité intensifiée contre l’exploitation minière illégale dans toutes les provinces, du 28 octobre 2023 au 28 avril 2024 », a indiqué la présidence.
L’organisme de l’industrie minière, le Minerals Council South Africa, affirme que l’exploitation minière illégale a lieu dans des mines à la fois désaffectées et actives et a affaibli l’attractivité de l’Afrique du Sud en tant que destination d’investissement.
Selon le rapport, l’exploitation des mines coûterait jusqu’à 7 milliards de rands par an et l’économie des dizaines de milliards de rands supplémentaires en pertes de revenus d’exportation, de taxes et de redevances.