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Côte d’Ivoire : Forum africain sur l’espace

300 décideurs, ingénieurs ainsi que des entreprises du domaine spatial du continent sont réunis depuis le 25 avril 2023 à Abidjan en Côte d’Ivoire pour développer la coopération sud-sud en matière de recherche, de formation et de partages d’informations. Organisée par l’Union Africaine, cette rencontre de 4 jours vise à faire de l’espace un outil de développement de l’économie locale, de lutte contre le changement climatique et d’amélioration des techniques agricoles.

L’espace au service de l’économie africaine

Pour Adama Diawara, le ministre ivoirien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, « Le NewSpace contribue au développement durable de l’Afrique en fournissant des solutions pour relever les défis environnementaux, économiques et sociaux auxquels le continent est confronté ». « Les innovations technologiques de NewSpace peuvent aider avec plus de flexibilité à surveiller les forêts, les eaux et les terres agricoles. Cette surveillance peut aider à protéger la biodiversité, à prévenir la déforestation et la désertification et à assurer une gestion équitable des ressources naturelles » ajoute-t-il.

« Vous pouvez recueillir le degré d’humidité dans un champ de betteraves, et si vous n’arrivez pas à interpréter cette donnée pour dire « là, il y a sècheresse, il faut faire quelque chose », ça ne sert à rien », explique pour sa part Mohamed Belhocine, le commissaire de l’UA pour l’éducation, la science, la technologie et l’Innovation. « Nous sommes en train de mettre en place les outils qui permettent au continent d’avoir un minimum d’autonomie et un minimum de cohérence dans les politiques africaines », ajoute ce responsable de l’UA. « Nous avons l’agence africaine de l’espace établie au Caire. Nous souhaitons que cette agence devienne le creuset, autour duquel vont s’agréger l’intégralité des agences nationales spatiales », poursuit-il.

Miser sur la formation

Miser sur la formation permettrait de sortir d’un schéma, dans lequel tout est importé de l’étranger. « L’idée novatrice, c’est que du début, jusqu’à la fin de la chaîne, on connaît toutes les compétences, toutes les ressources intellectuelles parce que nous formons les jeunes, explique Eric N’Guessan, le secrétaire général de l’Association africaine pour la technologie et l’Innovation. Nous formons aux maths, nous formons à l’électronique, nous les formons à la programmation pour qu’on puisse maîtriser toute la chaîne pour arriver au satellite. Aujourd’hui, on est capable de maîtriser cette chaîne, poursuit ce scientifique. Le dernier maillon, c’est le lanceur. Et donc maîtrisons toutes les technologies nécessaires pour aller jusqu’au lanceur ».

À travers cette conférence, l’UA encourage vivement chaque État à développer, à son échelle, cette industrie et à créer des synergies. D’après l’Union africaine, le continent compte une cinquantaine de satellites. En 2021, ce domaine générait près de 20 milliards de dollars et de nombreuses entreprises se tournent vers l’industrie spatiale. Un développement rapide, qui cache cependant un gap encore important à combler : celui de la formation.

La Rédaction

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