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Le gouvernement éthiopien annonce ouvrir une enquête sur le possible massacre de ses ressortissants en Arabie Saoudite

Le gouvernement éthiopien a annoncé, mardi 22 août, qu’il allait mener une enquête conjointe avec l’Arabie saoudite après la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch accusant des garde-frontières saoudiens d’avoir tué des « centaines » de migrants éthiopiens entre mars 2022 et juin 2023.

Le groupe Human Rights Watch, basé à New York, a publié lundi un rapport citant des témoignages oculaires sur des attaques perpétrées par des gardes-frontières en Arabie saoudite à l’aide de mitrailleuses et de mortiers contre des Éthiopiens non armés qui tentaient d’entrer dans le royaume depuis le Yémen.

Le ministère a appelé à la retenue et a déconseillé de faire « des spéculations inutiles jusqu’à ce que l’enquête soit terminée », affirmant que les deux pays « entretiennent d’excellentes relations de longue date ».

Un responsable du gouvernement saoudien, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a qualifié le rapport de Human Rights Watch de « sans fondement et non basé sur des sources fiables », mais n’a fourni aucune preuve pour étayer cette affirmation.

Les Nations Unies ont déjà interrogé l’Arabie saoudite sur ses troupes ouvrant le feu sur des migrants dans le cadre d’une série d’attaques croissantes le long de sa frontière sud avec le Yémen déchiré par la guerre.

Environ 750 000 Éthiopiens vivent en Arabie saoudite, et jusqu’à 450 000 d’entre eux sont probablement entrés sans autorisation, selon les statistiques de 2022 de l’Organisation internationale pour les migrations. La guerre civile de deux ans dans la région du nord du Tigré en Éthiopie a déplacé des dizaines de milliers de personnes.

L’Arabie saoudite a renvoyé des milliers de ressortissants éthiopiens, en accord avec le gouvernement d’Addis Abeba.

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