L’Égypte ouvre samedi un sommet sur la crise de Gaza pour tenter d’éviter une guerre régionale plus large, mais les dirigeants du Moyen-Orient et de l’Europe réunis devraient avoir du mal à s’entendre sur une position commune sur le conflit entre Israël et les militants du Hamas.
Deux diplomates ont déclaré qu’il était peu probable qu’il y ait une déclaration commune de la part de la réunion en raison des sensibilités autour de tout appel à un cessez-le-feu et de l’opportunité d’inclure une mention de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre et du droit d’Israël à se défendre.
L’absence d’un haut responsable du principal allié d’Israël, les États-Unis, et de certains autres grands dirigeants occidentaux a refroidi les attentes quant aux résultats que cet événement organisé à la hâte pourrait apporter.
Les États-Unis, qui n’ont actuellement aucun ambassadeur affecté en Égypte, sont représentés par leur chargé d’affaires d’ambassade.
Le sommet se tient alors qu’Israël prépare une offensive terrestre sur Gaza suite à l’attaque du Hamas qui a tué 1 400 personnes. Plus de 4 100 Palestiniens ont été tués lors de la contre-offensive israélienne, sur fond de crise humanitaire croissante à Gaza.
Les pays arabes ont exprimé leur colère face aux bombardements et au siège sans précédent d’Israël contre Gaza, où vivent 2,3 millions de personnes.
Peu avant l’ouverture, des camions chargés d’aide humanitaire ont commencé à entrer dans le passage de Rafah vers Gaza, ont montré des images de la télévision d’État égyptienne. L’Égypte tente depuis des jours d’acheminer l’aide humanitaire vers Gaza via le point de passage, le seul point d’accès non contrôlé par Israël.
Reuters