Des équipes techniques du Rwanda et de la République démocratique du Congo ont paraphé un projet d’accord de paix qui devrait être signé la semaine prochaine, ont annoncé mercredi les deux pays et les États-Unis, visant à mettre fin aux combats dans l’est du Congo.
L’accord provisoire, annoncé dans un communiqué conjoint, pourrait marquer une avancée dans les négociations menées par l’administration du président Donald Trump pour mettre fin aux combats dans l’est du Congo et attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux dans cette région riche en minéraux, notamment le tantale, l’or, le cobalt, le cuivre et le lithium.
L’accord provisoire, conclu après trois jours de négociations, porte sur l’intégrité territoriale, l’interdiction des hostilités, ainsi que le désengagement, le désarmement et l’intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques, selon le communiqué.
L’accord comprend également des dispositions relatives à la mise en place d’un mécanisme de sécurité conjoint, qui intègre une proposition discutée par les parties l’année dernière sous la médiation angolaise.
La signature ministérielle de l’accord est prévue le 27 juin.
Des experts rwandais et congolais sont parvenus à deux accords l’année dernière sous la médiation angolaise concernant le retrait des troupes rwandaises et des opérations conjointes contre le groupe rebelle hutu rwandais FDLR, mais les ministres des deux pays n’ont pas approuvé l’accord.
En mars, l’Angola s’est retiré de son rôle de médiateur entre les parties impliquées dans l’intensification de l’offensive rebelle soutenue par le Rwanda dans l’est du Congo, après plusieurs tentatives de résolution du conflit.
Les combats dans l’est du Congo se sont intensifiés cette année, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ayant mené une avancée qui leur a permis de s’emparer des deux plus grandes villes de la région, faisant craindre un conflit plus large.
Le Congo affirme que le Rwanda soutient le M23 en lui envoyant des troupes et des armes. Le Rwanda a longtemps nié toute aide au M23, affirmant que ses forces agissaient en état de légitime défense contre l’armée congolaise et les miliciens hutus impliqués dans le génocide rwandais de 1994.
Reuters