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Au Cameroun, la prochaine élection présidentielle aura lieu le 12 octobre 2025

Le président du Cameroun, Paul Biya, a décrété ce 11 juillet la convocation du corps électoral camerounais pour la prochaine élection présidentielle. Celle-ci aura donc lieu le 12 octobre, selon le décret signé par le chef de l’État.

Selon le calendrier annoncé préalablement par Elecam, l’organe de gestion des élections, les candidats à la magistrature suprême doivent désormais déposer leur dossier avant le 21 juillet prochain.

Paul Biya, deuxième président africain le plus ancien après Teodoro Obiang de Guinée équatoriale, est fréquemment malade et en déplacement. L’année dernière, la rumeur de son décès s’est répandue, poussant le gouvernement à démentir publiquement ces rumeurs.

Les plus de 40 ans de règne de Biya ont laissé des traces durables. Son gouvernement a dû faire face à de nombreux défis, notamment des allégations de corruption et un mouvement sécessionniste dans les provinces anglophones du Cameroun, qui a contraint des milliers de personnes à quitter l’école et déclenché des affrontements meurtriers avec les forces de sécurité.

Le Cameroun a également dû faire face aux violences du groupe extrémiste islamique Boko Haram, basé au Nigeria voisin.

Récemment, plusieurs alliés de longue date de Biya ont fait défection pour annoncer leur propre candidature à la présidence.

Bello Bouba Maigari, ministre camerounais du Tourisme, a démissionné la semaine dernière après la démission d’Issa Tchiroma Bakary de son poste de ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, tous deux se présentant comme les candidats idéaux pour succéder à Biya.

Biya, au pouvoir depuis 1982, est également le deuxième président du Cameroun depuis l’indépendance du pays en 1960. Bien qu’il n’ait pas annoncé s’il briguerait un nouveau mandat, il a laissé entendre qu’il accepterait les demandes du parti au pouvoir de se représenter.

Il a remporté haut la main la victoire en 2018 avec plus de 70 % des voix lors d’une élection entachée d’irrégularités et d’une faible participation en raison de la persistance des violences séparatistes et djihadistes.

Dans une région menacée par un rétrécissement de l’espace démocratique, plusieurs autres pays africains ont également des présidents accusés d’utiliser les mécanismes étatiques pour prolonger leur mandat. Le président ougandais Yoweri Museveni a récemment brigué un septième mandat, une initiative qui le rapprocherait de cinq décennies au pouvoir.

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