Le Mali a approuvé sept accords accordant à l’État davantage de revenus provenant des sociétés minières internationales et locales, dans le cadre de la dernière initiative du gouvernement militaire visant à accroître les revenus du secteur.
Le Conseil des ministres a approuvé les accords d’exploitation et d’exploration lors de sa réunion de vendredi, selon un communiqué publié tard vendredi, accordant au Mali une participation garantie et non réductible dans les projets miniers avec un accès prioritaire aux dividendes.
Les accords s’appliquent aux mines d’or, notamment le projet Sadiola, exploité par une filiale d’Allied Gold (AAUC.TO), la mine de Fekola de B2Gold (BTO.TO), et le site de Syama de Resolute Mining (RSG.AX), ainsi que le projet Bougouni de Ganfeng (002460.SZ).
Les autorités maliennes ont introduit un nouveau code minier en 2023, augmentant les redevances de 6,5 % à 10 %, tout en étendant la participation de l’État et des collectivités locales dans les mines à au moins 35 %, contre 20 % auparavant.
Ces derniers accords font suite à des accords préliminaires signés avec les mêmes sociétés entre septembre et novembre 2024.
Endeavour Mining (EDV.L) et d’autres producteurs d’or ont déjà signé des accords reflétant les termes du code minier révisé du Mali.
L’entreprise canadienne Barrick Mining (ABX.TO) reste cependant coincée dans un bras de fer de longue date avec le gouvernement.
L’agence Reuters a rapporté ce mois-ci qu’un haut dirigeant de Barrick, qui représentait autrefois le groupe minier lors des négociations avec le gouvernement malien, avait changé de camp pour devenir conseiller du président malien, compliquant encore davantage la situation de Barrick.
Le Mali est l’un des principaux producteurs d’or d’Afrique, mais l’incertitude réglementaire a pesé sur les investissements et la production.
Le gouvernement, comme d’autres dans la région, a mis l’accent sur le nationalisme des ressources, délaissant les investisseurs occidentaux pour courtiser les intérêts russes.
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