Les Ivoiriens se rendent aux urnes ce samedi à travers le pays pour élire leur nouveau président de la République. Cinq candidats sont en lice, dont le président sortant, Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat.
Ancien banquier international et directeur général adjoint du Fonds monétaire international, Ouattara a pris le pouvoir en 2011 après quatre mois de guerre civile qui ont fait quelque 3 000 morts.
La guerre a été déclenchée par le refus de son prédécesseur, Laurent Gbagbo, de reconnaître sa défaite lors des élections de 2010.
Plus de huit millions de personnes sont inscrites pour voter samedi.
Les bureaux de vote ferment à 18 h, heure locale (18 h GMT), et les résultats provisoires sont attendus dans les cinq jours. Un second tour aura lieu si aucun candidat ne remporte plus de 50 % des voix.
Gbagbo et Tidjane Thiam, ancien PDG du Crédit Suisse, ont été jugés inéligibles cette année, et les candidats de l’opposition restants ne bénéficient pas du soutien d’un grand parti politique, ce qui fait de Ouattara le grand favori.
En annonçant sa candidature en juillet, Ouattara a déclaré qu’un quatrième mandat serait celui d’une « transmission générationnelle ».
Cette semaine, il a reconnu qu’il n’était pas facile de maintenir le même rythme de travail maintenant qu’il a plus de 80 ans. L’âge médian en Côte d’Ivoire est de 18 ans.
Le premier producteur mondial de cacao compte parmi les économies à la croissance la plus rapide de la région. Ses obligations internationales comptent parmi les plus performantes d’Afrique.
Ouattara a tenté de diversifier la production économique, en accordant une attention particulière au secteur minier, tout en investissant dans les écoles et les infrastructures routières pour attirer davantage d’investissements privés.
Le plus jeune candidat en lice est l’ancien ministre du Commerce Jean-Louis Billon, âgé de 60 ans. Il n’a pas réussi à obtenir le soutien du principal parti d’opposition, le PDCI, dirigé par Thiam, âgé de 63 ans.
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