Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a prêté serment lundi pour un quatrième mandat après avoir recueilli plus de 89 % des voix lors de l’élection du mois d’octobre marquée par une faible participation et des troubles.
« Ce vote est un choix pour la stabilité, la paix et le développement », a déclaré M. Ouattara, après que son gouvernement a exclu les principales figures de l’opposition du scrutin. Les violences entourant le scrutin ont fait au moins 11 morts et plus de 1 650 arrestations, selon les chiffres officiels. « Ce vote est la compréhension des enjeux dans la sous-région où les défis sont complexes », a-t-il ajouté.
Onze présidents africains ont également assisté à la cérémonie d’investiture lundi dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Ouattara est arrivé au pouvoir après avoir remporté une élection contestée en 2010 face à son prédécesseur, Laurent Gbagbo. Il a supervisé un référendum constitutionnel en 2016 et, en 2020, il a affirmé que la constitution amendée remettait à zéro son mandat, ce que ses opposants ont rejeté.
Ses partisans lui attribuent le redressement de l’économie du premier producteur mondial de cacao, tandis que ses détracteurs l’accusent de renforcer son emprise sur le pouvoir.
Alassane Ouattara a promis que ce mandat sera celui de la « transition générationnelle » : « C’est un acte de responsabilité et de maturité politique », assure-t-il. Alassane Ouattara veut voir émerger « une élite politique et administrative intègre, compétente et profondément attachée à l’intérêt général ».