Le Royaume-Uni a sanctionné vendredi de hauts commandants des Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire soudanaise, pour leurs liens présumés avec des massacres, des violences sexuelles systématiques et des attaques délibérées contre des civils.
Abdul Rahim Hamdan Dagalo, commandant adjoint des FSR et frère du commandant Mohamed Hamdan Dagalo, alias Hemedti, ainsi que trois autres commandants soupçonnés d’implication dans ces crimes, font désormais l’objet d’un gel de leurs avoirs et d’une interdiction de voyager, a annoncé le gouvernement britannique.
« Les atrocités commises au Soudan sont si horribles qu’elles marquent la conscience du monde entier », a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, dans un communiqué. « Les sanctions imposées aujourd’hui aux commandants des FSR frappent directement ceux qui ont du sang sur les mains. »
Le gouvernement a également promis 21 millions de livres supplémentaires pour fournir nourriture, abri, services de santé et protection aux femmes et aux enfants dans certaines des zones les plus reculées, précise le communiqué.
Cette décision intervient après que les États-Unis, les Émirats arabes unis, l’Égypte et l’Arabie saoudite ont proposé, début novembre, un plan prévoyant une trêve de trois mois suivie de négociations de paix. Les FSR avaient répondu en affirmant accepter ce plan, mais ont peu après lancé une série de frappes de drones en territoire contrôlé par l’armée.
Reuters