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La société minière émiratie Axis dépose une demande d’arbitrage de 28,9 milliards de dollars contre la Guinée

La Guinée fait face à une nouvelle demande d’arbitrage de la part d’une société minière après la révocation de dizaines de permis en début d’année. La société émiratie Axis Minerals est la dernière en date à engager une action en justice contre le pays, réclamant 28,9 milliards de dollars.

Axis a déclaré lundi avoir déposé une plainte le 25 décembre auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) de la Banque mondiale.

La société a indiqué agir en vertu d’un traité bilatéral d’investissement de 2011 entre la Guinée et les Émirats arabes unis et du code des investissements guinéen de 1995, ajoutant que ses efforts pour résoudre le différend par la négociation avec le gouvernement avaient échoué.

Axis affirme que les autorités guinéennes ont retiré illégalement son permis d’exploitation minière pour ce qu’elle considère comme la deuxième plus grande exploitation de bauxite du pays, qui a exporté 16 millions de tonnes entre janvier et le 14 mai 2025, date à laquelle Conakry a annoncé la révocation du permis.

Le gouvernement guinéen a accusé Axis Minerals Resources, filiale locale de la société, de ne pas avoir respecté ses obligations contractuelles, un argument qu’elle a déjà invoqué dans des dizaines de demandes de retrait de permis. Axis conteste ces accusations, affirmant exploiter la mine depuis 2020 et y avoir investi plus de 250 millions de dollars.

« Le prétexte invoqué pour la résiliation du permis d’exploitation – l’inactivité ou la sous-utilisation de la mine – est totalement infondé », a déclaré Gunjan Sharma, avocate d’Axis. « La Guinée est responsable de l’intégralité des dommages causés par ses actes sciemment illégaux. »

La procédure d’arbitrage pourrait durer plusieurs années si les parties ne parviennent pas à un accord. Par ailleurs, Axis a annoncé une demande d’arbitrage d’un milliard de dollars contre la Guinée à New York.

Une autre entreprise touchée par le retrait des permis, Emirates Global Aluminium (EGA), a également menacé d’engager des poursuites judiciaires. Le gouvernement guinéen a critiqué EGA pour les retards pris dans le projet de construction d’une raffinerie d’alumine.

La Guinée, premier exportateur mondial de bauxite, a exporté 145 millions de tonnes en 2024 et incite les entreprises minières à transformer le minerai localement. Si EGA conteste les raisons du retrait de son permis, des sources proches du dossier ont indiqué à Reuters mi-décembre qu’elle était en pourparlers avec le gouvernement en vue d’un éventuel accord. Ces discussions pourraient porter sur un approvisionnement en bauxite auprès de la compagnie minière nationale, qui détient désormais les anciens permis d’EGA.

1 Comment

  • Minerval 30 décembre 2025

    Arrêter d’octroyer des licences d’exploitation ou faire des affaires avec tous ces maudits indiens qui n’ont aucun respect pour l’Afrique et le peuple noir. Suspender toutes leurs activités en Afrique et les renvoyer chez eux. Ces animaux ne doivent en aucun cas avoir des intérêts quelconque sur notre continent.

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