A LA UNE Economie MALI

La production d’or au Mali chute de 23 % suite à l’arrêt de l’activité de Barrick et au durcissement de la réglementation qui remodèle le secteur

La production d’or industriel du Mali a chuté de 22,9 % en 2025, pénalisée par la longue suspension des activités de Barrick Mining suite à un différend concernant le durcissement de la réglementation minière, selon les chiffres provisoires du ministère des Mines malien.

Le Mali, l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique, a entrepris des réformes visant à accroître la valeur ajoutée du secteur, inscrites dans un code minier introduit en 2023.

Un audit approfondi a permis de recouvrer 761 milliards de francs CFA (1,2 milliard de dollars) d’arriérés auprès des sociétés minières, a annoncé le gouvernement en décembre.

Mais le durcissement de la réglementation a inquiété certains mineurs et a engendré un bras de fer de deux ans avec Barrick. Le vaste complexe de Loulo-Gounkoto, exploité par la compagnie canadienne, a été placé sous administration provisoire avant qu’un accord ne soit conclu.

Ce conflit a pesé sur le moral du secteur et perturbé la production dans l’ensemble de l’industrie, annulant les gains liés aux nouveaux entrants et à l’expansion des petites mines industrielles, selon les données consultées par Reuters jeudi soir.

La production industrielle a chuté à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes (chiffre actualisé) en 2024, selon ces mêmes données. La production d’or industriel du Mali a culminé à 66,48 tonnes en 2023.

Le complexe de Loulo-Gounkoto, principal producteur du Mali, a rouvert ses portes en juillet sous l’égide d’un administrateur nommé par l’État, mais des problèmes logistiques persistants ont limité la production à seulement 5,5 tonnes en 2025, contre 22,5 tonnes un an plus tôt, d’après les données.

Selon les données disponibles, B2Gold a détrôné Barrick pour devenir le premier producteur d’or du Mali en 2025, avec une production de 17,5 tonnes.

Allied Gold, grâce à sa nouvelle mine de Korali-Sud et à sa mine de Sadiola, se classe deuxième avec 9,58 tonnes, suivie de Barrick avec 5,5 tonnes.

La production artisanale d’or est restée inchangée à six tonnes en 2025. Combinée à la production industrielle, la production nationale totale s’est établie à 48,2 tonnes en 2025, soit 22,7 % de moins que les prévisions initiales du gouvernement, qui tablaient sur 54 tonnes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

X