Le pouvoir militaire de Guinée-Bissau a fixé la date des élections suite au coup d’État de l’année dernière, selon une déclaration du chef de la transition, le général Horta Inta-a, publiée mercredi.
Dans un décret présidentiel, le général Inta-a a affirmé que les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, équitables et transparentes étaient réunies et que les élections législatives et présidentielles se tiendraient le 6 décembre.
La Guinée-Bissau, l’un des pays les plus pauvres du monde, est en proie à des coups d’État et des tentatives de coup d’État depuis son indépendance il y a plus de 50 ans. Ce pays de 2,2 millions d’habitants est connu pour être une plaque tournante du trafic de drogue entre l’Amérique latine et l’Europe, une activité qui, selon les experts, alimente ses crises politiques.
Après le coup d’État de novembre, le haut commandement militaire de ce pays d’Afrique de l’Ouest a nommé l’ancien chef d’état-major des armées, le général Inta-a, à la tête du gouvernement militaire, qui supervisera une période de transition d’un an.
Cette annonce intervient alors que la CEDEAO a intensifié ses efforts diplomatiques ces dernières semaines pour inciter le pouvoir à rétablir rapidement l’ordre constitutionnel. Le 10 janvier, une mission de haut niveau de la CEDEAO, conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, qui assure actuellement la présidence de l’organisation, s’est rendue à Bissau, la capitale, afin d’interroger les dirigeants de la transition sur le calendrier prévu.
À l’issue de sa visite, M. Bio a souligné la nécessité d’un « retour rapide à la normale constitutionnelle », conformément aux décisions prises lors du 68ème sommet de la CEDEAO. La délégation comprenait également le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.