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L’armée guinéenne arrête 16 membres des forces de sécurité sierra-léonaises sur fond de dispute territoriale entre les deux pays

L’armée guinéenne a confirmé l’arrestation de 16 soldats sierra-léonais, accusés d’avoir franchi la frontière et hissé leur drapeau sur le territoire guinéen.

Le gouvernement sierra-léonais a annoncé mardi que plusieurs membres d’une équipe de sécurité, dont un officier, avaient été appréhendés et transférés de l’autre côté de la frontière par des militaires guinéens.

Depuis plus de vingt ans, ces deux pays d’Afrique de l’Ouest sont en conflit frontalier, héritage de la guerre civile sierra-léonaise (1991-2002). Durant le conflit, la Sierra Leone avait sollicité l’aide de la Guinée pour défendre sa frontière orientale, mais les troupes guinéennes ne s’étaient pas complètement retirées après la guerre.

L’année dernière, l’armée guinéenne a pénétré dans une ville frontalière sierra-léonaise riche en minerais, suscitant des inquiétudes dans la région.

Selon un communiqué du gouvernement sierra-léonais, le dernier incident s’est produit lundi à Kalieyereh, dans le district de Falaba. Des membres des forces armées et de la police y fabriquaient des briques pour la construction d’un poste frontière et d’un centre d’hébergement.

Les armes et les munitions des membres de l’équipe de sécurité appréhendés ont également été saisies, a indiqué le gouvernement.

« Le gouvernement s’emploie activement, par les voies diplomatiques et sécuritaires établies, à confirmer leur localisation et à obtenir leur libération sans condition et en toute sécurité », indique le communiqué.

Dans un communiqué publié mardi soir, le ministère guinéen de la Défense nationale a indiqué que les soldats étaient entrés sans autorisation dans le district de Koudaya, à Faranah, région frontalière de Guinée, où ils avaient « installé une tente et hissé leur drapeau national ». Les autorités guinéennes ont également saisi leur matériel et leurs provisions.

La Sierra Leone a déclaré que son drapeau national flottait dans la ville où l’incident s’est produit lundi et que le territoire est reconnu comme faisant partie de la Sierra Leone.

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