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Présidentielle au Bénin : scrutin sous tension entre insécurité et contestations politiques

Les électeurs du Bénin sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire leur prochain président, dans un climat marqué par la dégradation de la situation sécuritaire et de vives critiques sur le recul démocratique.

Après dix années au pouvoir, le président sortant Patrice Talon s’apprête à quitter ses fonctions. Son mandat aura été caractérisé par une croissance économique jugée contrastée, mais aussi par une montée des attaques djihadistes dans le nord du pays et des accusations récurrentes de répression visant l’opposition et les voix critiques.

Le scrutin oppose notamment Romuald Wadagni, actuel ministre des Finances et candidat de la coalition au pouvoir, à Paul Hounkpè, unique représentant de l’opposition. Âgé de 49 ans, Wadagni est largement perçu comme le dauphin politique de Patrice Talon.

Le rapport de forces politique reste déséquilibré. Lors des législatives de janvier, l’opposition n’a pas franchi le seuil électoral de 20 % requis pour obtenir des sièges, laissant les deux partis proches du pouvoir contrôler l’intégralité des 109 sièges à l’Assemblée nationale. Une configuration qui renforce leur position à l’approche du scrutin.

Par ailleurs, Renaud Agbodjo, figure du parti Les Démocrates, n’a pas été autorisé à se présenter, faute d’avoir obtenu le nombre requis de parrainages parlementaires. Un dispositif que ses partisans dénoncent comme un mécanisme destiné à écarter les candidats concurrents.

Dans ce contexte, Romuald Wadagni apparaît comme le favori, porté par son bilan économique et le soutien de plusieurs personnalités influentes, y compris issues de camps politiques historiquement opposés.

Prudence AGBALETI

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