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Le Kenya conteste l’enquête de l’ONU accusant ses forces membres de la mission en Haïti d’abus sexuels

Le Kenya conteste un rapport de l’ONU affirmant qu’une enquête a permis d’établir des allégations fondées d’abus sexuels impliquant des membres de la force anti gangs soutenue par l’ONU en Haïti et composée principalement de policiers kényans.

Dans un rapport daté du 16 février et révélé la semaine dernière, l’ONU indique que quatre allégations d’exploitation et d’abus sexuels remontant à l’année dernière et visant cette force ont été confirmées par son Haut-Commissariat aux droits de l’homme.

Dans une lettre adressée cette semaine au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a déclaré que les allégations avaient fait l’objet d’une enquête menée par une commission kényane et avaient été jugées « non fondées ».

« Les enquêtes menées ont été impartiales et leurs conclusions ont été partagées avec toutes les parties prenantes concernées, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme », a écrit M. Mudavadi.

Un représentant de l’ONU au Kenya n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires jeudi.

Le Kenya fournit la majeure partie du personnel de cette force d’environ 1 000 hommes, déployée pour la première fois en juin 2024 afin de lutter contre les gangs qui contrôlent la majeure partie de la capitale haïtienne.

De nombreuses accusations d’abus et d’exploitation sexuels, y compris des allégations concernant des enfants victimes, ont été portées contre des Casques bleus de l’ONU dans le cadre de la mission MINUSTAH en Haïti de 2004 à 2017. Seuls quelques Casques bleus ont été poursuivis par leur pays d’origine.

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