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En Afrique du Sud, le maire du Cap élu à la tête de l’Alliance Démocratique, le deuxième parti de la coalition gouvernementale

L’Alliance démocratique (DA) d’Afrique du Sud a élu dimanche le maire du Cap, Geordin Hill-Lewis, à sa tête, alors que le deuxième plus grand parti de la coalition au pouvoir cherchait à capitaliser sur le mécontentement pour élargir sa base de pouvoir lors des élections locales de cette année.

Cet homme de 39 ans était largement considéré comme le favori pour succéder au ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen, qui dirige le parti pro-entreprises depuis 2019 et qui démissionne.

« Si nous travaillons dur, nous pouvons remporter plus de villes que jamais auparavant », a déclaré Hill-Lewis lors de son discours d’acceptation à la conférence du parti près de Johannesburg, tout en exposant ses grandes ambitions pour les prochaines élections nationales de 2029.

« Je ne me contente pas d’être un partenaire minoritaire au sein d’un gouvernement de coalition. Notre ambition doit être de diriger le gouvernement national », a-t-il affirmé.

Hill-Lewis a donné peu de détails sur ses projets, mais on ne s’attend pas à ce qu’il s’écarte sensiblement des politiques de son prédécesseur, qui a entraîné l’Alliance démocratique (DA) dans une coalition avec le Congrès national africain (ANC) en 2024, tout en continuant de s’opposer à ce dernier sur des questions telles que l’assurance maladie nationale et la discrimination positive, auxquelles la DA est opposée.

Le pays le plus industrialisé d’Afrique doit organiser des élections locales avant novembre, et le Congrès national africain (ANC) du président Cyril Ramaphosa devrait voir son score électoral diminuer à nouveau.

Traditionnellement, les élections locales sont plus défavorables à l’ANC que les élections nationales, car les électeurs, exaspérés par l’incapacité à fournir des services essentiels comme l’approvisionnement en eau et l’entretien des routes, sanctionnent le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en 1994.

L’Alliance démocratique (DA) peine à se défaire de son image de parti blanc

La DA détient 22 % des sièges à la chambre basse du Parlement, juste derrière l’ANC (41 %), et a conservé un pourcentage de voix relativement stable au cours de la dernière décennie. L’Alliance démocratique (DA) a la réputation de défendre les intérêts de la minorité blanche d’Afrique du Sud — ce qu’elle nie — et n’a pas eu de dirigeant non blanc depuis la démission de Mmusi Maimane en 2019. Certains analystes considèrent cela comme un facteur limitant la croissance dans un pays où plus de 90 % de la population n’est pas blanche.

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