Moins de deux heures. Sabastian Sawe est entré, dimanche 26 avril, dans l’histoire du marathon de Londres et dans celle de la course à pied.
Le Kényan de 29 ans a franchi la ligne d’arrivée devant Buckingham Palace après 1 heure, 59 minutes et 30 secondes, et pulvérisé l’ancien record du monde établi par Kelvin Kiptum en 2 heures, 1 minute et 25 secondes en avril 2023, moins d’un an avant son décès dans un accident de voiture.
L’Éthiopien Yomif Kejelcha (1h59:41) a lui aussi bouclé les 42,195 km en moins de deux heures, une performance d’autant plus incroyable que le spécialiste du semi-marathon s’alignait pour la première fois sur la longue distance.
L’Ougandais Jacob Kiplimo (2h00:28), deuxième l’an dernier pour son premier marathon, a également réalisé un meilleur chrono que celui établi par Kiptum il y a trois ans.
Sawe était à la tête d’un groupe de six coureurs quand il a fait une accélération avant le 30ème kilomètre. Seul Kejelcha a réussi à rester à ses côtés, avec Kiplimo quelques mètres derrière.
La course historique de Sawe dimanche se distinguait par son cadre et ses enjeux. Réalisée en compétition ouverte sur l’une des plus grandes scènes mondiales, elle a transformé un concept longtemps testé en conditions contrôlées en un moment historique reconnu par le sport lui-même.
Cet exploit remarquable est d’autant plus remarquable qu’il a été blessé tout au long de l’automne et n’a repris l’entraînement sérieusement qu’en janvier, avant de réaliser en février qu’il serait suffisamment en forme pour défendre son titre à Londres.
Acclamé par près d’un million de supporters massés le long du parcours serpentant le long de la Tamise avant l’arrivée sur le Mall, avec Buckingham Palace en toile de fond, Sawe avait prédit qu’un record du monde serait peut-être nécessaire pour venir à bout d’un plateau de coureurs très rapide.