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Le Soudan interdit une large gamme d’importations pour enrayer la chute de sa monnaie

Le Soudan interdit les importations d’une large gamme de produits alimentaires, de biens de consommation et de matières premières industrielles afin d’enrayer la chute de sa monnaie, selon un document consulté par Reuters lundi.

La livre soudanaise, déjà fortement affaiblie par trois années de guerre, a perdu environ 10 % de sa valeur pour atteindre 4 100 livres pour un dollar depuis le début du conflit armé entre les États-Unis, Israël et l’Iran fin février.

Parmi les produits jugés « luxueux et non essentiels » dans une directive signée par le Premier ministre Kamil Idris figurent les biscuits et chocolats, les sacs et emballages en plastique, les fruits et légumes, le riz, le ciment, les jouets, ainsi que les « matières premières destinées aux entreprises ».

Cette décision a suscité de vives critiques de la part des organisations patronales.

Al-Sadig Jalaleldin, président de la Chambre des importateurs du Soudan, a qualifié la mesure d’« erronée, nuisible et mal conçue », affirmant qu’elle créerait des conditions monopolistiques pour une poignée d’acteurs.

Trois années de guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire, ont dévasté l’économie, paralysant la majeure partie de l’industrie, ravageant l’agriculture et accentuant la contrebande d’or, principale exportation du Soudan, aggravant ainsi un déficit commercial déjà important. Au début du conflit, la livre soudanaise s’échangeait à environ 600 livres pour un dollar.

Bien qu’environ 14 millions de Soudanais aient été déplacés, des millions d’autres sont rentrés chez eux à mesure que la situation se stabilise dans le centre du Soudan, ce qui accroît la demande d’importations, notamment de produits alimentaires et de matériaux de construction.

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