Le gouvernement burkinabè intensifie sa riposte sécuritaire. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a annoncé mardi 28 avril 2026 le lancement de l’opération « WIBGA-2 », déployée sur l’ensemble du territoire national.
Dans un communiqué officiel, le ministre inscrit cette initiative dans la dynamique de renforcement de la sécurité intérieure, tout en saluant l’implication des populations dans la veille sécuritaire. Il les exhorte à redoubler de vigilance et à renforcer leur collaboration avec les Forces de défense et de sécurité.
Les autorités invitent les citoyens à signaler sans délai tout comportement suspect aux services compétents. Parmi les situations évoquées figurent notamment des achats inhabituels de vivres, l’acquisition de produits dangereux ou de composants pouvant servir à la fabrication d’explosifs, ainsi que l’occupation soudaine d’habitations par des individus refusant tout contact avec leur entourage.
Le communiqué mentionne également des attitudes jugées préoccupantes, telles que le refus de se conformer aux formalités d’enregistrement dans les hôtels, des mouvements suspects à proximité d’infrastructures stratégiques ou encore des tentatives de collecte d’informations sur des sites sensibles.
Pour Burkina Faso, la sécurisation du territoire repose sur une approche participative. Le ministre rappelle que la « co-production de la sécurité » constitue un principe central, dans lequel chaque citoyen est appelé à jouer un rôle actif dans la prévention des menaces.
Il a, à ce titre, renouvelé son appel à une mobilisation collective, fondée sur la vigilance citoyenne et l’engagement patriotique, afin de soutenir les efforts des forces de sécurité dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants.
Avec « WIBGA-2 », les autorités entendent ainsi renforcer le dispositif de surveillance et consolider la coopération entre l’État et les populations, considérée comme un levier clé dans la lutte contre l’insécurité.
Prudence AGBALETI