Le roi Mohammed VI a procédé à une nomination à forte portée institutionnelle et symbolique au sommet de l’appareil militaire marocain. Le souverain a désigné son fils, le prince héritier Moulay El Hassan, au poste de coordinateur des bureaux et services de l’état-major général des Forces armées royales (FAR), selon un communiqué officiel diffusé samedi et relayé par la presse nationale.
Âgé de 22 ans, le prince héritier accède ainsi à une fonction stratégique, placée au cœur de l’organisation et du fonctionnement de l’armée. En tant que chef suprême et chef d’état-major général des FAR, le roi Mohammed VI « a bien voulu nommer » son fils à ce poste, souligne le communiqué, reprenant la formule protocolaire en vigueur dans les décisions royales.
Cette nomination s’inscrit dans la continuité des traditions institutionnelles de la monarchie marocaine. Le souverain lui-même avait occupé des responsabilités similaires au sein de l’état-major à partir de 1985, après avoir été désigné par son père, le roi Hassan II. Ce passage progressif par les rouages militaires est souvent interprété comme une étape clé dans la préparation du futur monarque à ses fonctions régaliennes.
Au-delà de sa dimension symbolique, cette désignation marque également une montée en responsabilité du prince héritier au sein des structures de l’État. Elle intervient dans un contexte où les Forces armées royales jouent un rôle central, non seulement dans la défense du territoire, mais aussi dans des missions à caractère humanitaire et social.
Le communiqué officiel met d’ailleurs en avant les valeurs qui fondent l’action des FAR, évoquant notamment la compétence, la discipline, le sens des responsabilités et le patriotisme, autant de principes appelés à guider l’engagement du prince héritier dans ses nouvelles fonctions.
Prudence AGBALETI