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Mali : Bamako ferme la porte à tout dialogue avec les groupes armés « terroristes »

Le gouvernement malien a réaffirmé son refus d’engager des discussions avec les groupes armés qu’il considère comme terroristes, malgré la persistance de l’insécurité dans plusieurs régions du pays.

Lors d’un échange avec des diplomates à Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a déclaré jeudi que les autorités n’envisageaient « pas de dialogue avec les groupes armés terroristes sans foi ni loi », qu’il accuse d’être responsables des violences qui frappent le Mali depuis plusieurs années.

Le chef de la diplomatie malienne a toutefois rappelé que l’ouverture au dialogue avait déjà été évoquée dans le cadre des Assises nationales de la refondation ainsi que du dialogue inter-malien. Il a néanmoins accusé le Front de libération de l’Azawad (FLA) de s’être rapproché d’Al-Qaïda, estimant que le mouvement avait choisi de soutenir « un groupe extrémiste reconnu comme terroriste par l’Organisation des Nations unies ».

Face aux récentes attaques enregistrées dans le pays, Abdoulaye Diop a assuré que les institutions maliennes demeuraient « fortes » et que les autorités poursuivaient leur stratégie sécuritaire. Il a notamment évoqué le renforcement de la continuité institutionnelle avec l’attribution du portefeuille de la Défense au chef de l’État ainsi que la nomination du général Oumar Diarra comme ministre délégué auprès du président.

Le ministre a également annoncé l’ouverture, le 1er mai, d’une enquête par le procureur du tribunal militaire de Bamako. Selon lui, les investigations ont permis l’arrestation de plusieurs personnes, civiles et militaires, soupçonnées d’être impliquées dans la planification et l’exécution des attaques récentes.

Abdoulaye Diop a par ailleurs affirmé que les forces armées et de sécurité poursuivaient leurs opérations « avec courage, professionnalisme et détermination ». Des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place à travers le pays, notamment autour des représentations diplomatiques et consulaires.

Le chef de la diplomatie malienne a aussi tenu à rassurer sur le fonctionnement de l’aéroport international Président-Modibo-Keïta de Bamako, affirmant que les approvisionnements en kérosène se poursuivaient normalement et qu’aucune contrainte logistique ne perturbait les compagnies aériennes desservant la capitale.

« Le Mali a certes été frappé (…) mais le Mali ne s’avérera pas », a conclu le ministre devant les représentants diplomatiques et les organisations internationales présents à Bamako.

Prudence AGBALETI

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