Le gouvernement tchadien a instauré un état d’urgence de 20 jours dans la province du Lac, à la suite de plusieurs attaques armées attribuées au groupe djihadiste Boko Haram dans cette région de l’ouest du pays.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère tchadien des Armées, des Anciens combattants et des Victimes de guerre a annoncé que cette mesure exceptionnelle entre en vigueur du 7 mai 2026 à minuit jusqu’au 27 mai 2026 à minuit, conformément à l’article 135 de la Constitution.
Le décret précise que le délégué général du gouvernement auprès de la province du Lac est habilité à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des populations et de leurs biens. Les autorités ont également averti que toute violation des mesures liées à l’état d’urgence sera sanctionnée conformément à la législation en vigueur.
La province du Lac a été le théâtre de deux attaques meurtrières entre le 4 et le 6 mai. La première, survenue lundi sur l’île de Barka Tolorom, a visé une position de l’armée tchadienne. Selon l’état-major des armées, au moins 23 soldats ont été tués et 26 autres blessés.
Une seconde attaque a été signalée mercredi dans la même région, sans qu’un bilan officiel n’ait encore été communiqué par les autorités.
Face à cette recrudescence des violences, le gouvernement tchadien a décrété, mercredi, un deuil national de trois jours en hommage aux militaires tombés lors de ces attaques.
Fondé en 2002 au Nigeria, Boko Haram multiplie depuis plusieurs années les attaques dans les pays du bassin du Lac Tchad, notamment au Tchad, au Cameroun, au Nigeria et au Niger.
Prudence AGBALETI