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La Tanzanie suspend les réunions publiques des partis politiques en raison des informations faisant état de manifestations illégales

Le ministre tanzanien de l’Intérieur, Patrobas Katambi, a annoncé vendredi que le gouvernement interdisait tous les rassemblements politiques, à moins de deux semaines de manifestations organisées par des jeunes et prévues pour le 7 juillet.

Katambi a déclaré aux parlementaires que cette interdiction était motivée par des menaces à la sécurité, sans toutefois préciser combien de temps elle resterait en vigueur.

Les manifestants prévoient de se rassembler le 7 juillet, jour férié, pour réclamer des réformes démocratiques ainsi que justice pour les personnes tuées lors des violences électorales de l’année dernière.

Une commission d’enquête nommée par le gouvernement a déclaré en avril qu’au moins 518 personnes avaient été tuées lors des troubles, lesquels avaient été provoqués par l’exclusion de principaux candidats de l’opposition du processus électoral.

Les autorités tanzaniennes ont rejeté les allégations d’organisations de défense des droits humains selon lesquelles les forces de sécurité auraient fait usage d’une force excessive.

La commission a attribué la responsabilité des violences aux manifestants, ce qui a suscité la colère des opposants au gouvernement, lesquels ont accusé l’instance de partialité. Le principal parti d’opposition a affirmé que des milliers de personnes avaient péri lors des troubles liés aux élections.

La présidente Samia Suluhu Hassan a été déclarée vainqueur de l’élection présidentielle l’année dernière, recueillant près de 98 % des suffrages. Elle a qualifié les troubles électoraux de tentative de renversement de son gouvernement et a affirmé qu’ils avaient bénéficié de financements étrangers, sans toutefois en apporter la preuve.

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