Le Conseil de sécurité des Nations unies a imposé des sanctions à des chefs de groupes armés opérant dans l’est du Congo, notamment les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui combattent aux côtés de l’armée congolaise.
Les combats dans l’est du Congo se sont intensifiés l’année dernière lorsque le groupe rebelle AFC/M23 — soutenu par le Rwanda selon les Nations unies et les gouvernements occidentaux — s’est emparé de vastes zones de la région. Le Rwanda nie soutenir les rebelles.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé jeudi qu’un comité chargé de superviser l’embargo sur les armes visant la République démocratique du Congo avait ajouté six personnes et deux entités à sa liste de sanctions.
Figurent notamment parmi eux Corneille Nangaa, chef de l’alliance rebelle AFC (qui inclut également le M23), John Imani Nzenze, chef du renseignement du M23, et Gustave Kubwayo, commandant des FDLR.
Nzenze et Kubwayo avaient déjà été sanctionnés le mois dernier par les États-Unis, qui les accusaient d’alimenter le conflit dans l’est du pays malgré les efforts de médiation de Washington.
Les sanctions de l’ONU comprennent un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs.