L’épidémie d’Ebola continue de s’aggraver dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les autorités sanitaires recensent désormais au moins 930 décès et redoutent une propagation accélérée du virus.
Au moins 930 personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie d’Ebola déclarée le 15 mai en RDC. Le ministère congolais de la Santé a confirmé, samedi 18 juillet, 2 344 cas et 37 nouveaux décès enregistrés en seulement vingt-quatre heures.
Cette flambée est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche rare contre laquelle aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible. Les autorités sanitaires considèrent cette épidémie comme la plus rapide jamais enregistrée dans le pays.
La province de l’Ituri demeure l’épicentre de la crise sanitaire, désormais étendue à cinq provinces de l’est congolais. L’insécurité persistante complique considérablement les opérations de dépistage, de prise en charge et de suivi des contacts.
Depuis le début de l’épidémie, douze attaques ont visé des établissements de santé et leurs équipes. Les autorités attribuent plusieurs de ces incidents à la désinformation, au scepticisme et aux rumeurs entourant la maladie.
Le mouvement de grève de nombreux soignants, réclamant le paiement de leurs salaires, ralentit également la riposte sanitaire. Au moins trente-six professionnels de santé ont succombé au virus depuis le début de cette flambée épidémique.
L’Organisation mondiale de la santé s’inquiète de chaînes de transmission encore inconnues pour près de 80 % des nouveaux cas. Pendant ce temps, le ministère de la Santé indique que 724 patients restent hospitalisés dans des centres spécialisés à travers les zones touchées.
Toutefois, les autorités annoncent également vingt-deux nouvelles guérisons et poursuivent le renforcement des capacités de prise en charge des malades.
Prudence AGBALETI