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L’Égypte confirme qu’un drone a provoqué un incendie sur deux navires gaziers à Damiette

Le gouvernement égyptien a confirmé qu’une attaque de drone était à l’origine de l’incendie qui s’est déclaré mercredi sur deux navires dans le port méditerranéen de Damiette, un pôle stratégique pour le gaz naturel liquéfié (GNL).

« Aucune partie n’a revendiqué l’attaque », a indiqué un communiqué, précisant que les autorités poursuivaient leur enquête sur l’incident et prenaient « les mesures nécessaires pour préserver les intérêts et la sécurité nationale de l’Égypte ».

Le drone aurait percuté l’Energos Winter, une unité flottante de stockage et de regazéification appartenant à une société américaine, provoquant un incendie qui s’est propagé au GasLog Salem, un méthanier appartenant à un armateur grec.

Des vidéos vérifiées, publiées sur les réseaux sociaux, montraient des panaches de fumée noire s’élevant du port et des remorqueurs arrosant les navires.

Les incendies ont été maîtrisés et aucune victime n’a été signalée par les autorités égyptiennes, qui ont indiqué que le port continuait de fonctionner à pleine capacité ce jeudi.

Selon les données de suivi des navires, l’Energos Winter et le GasLog Salem ont quitté le port pour gagner le large à la suite de l’incident. On ignore où le drone a été lancé et qui est à l’origine de l’attaque.

Toutefois, les forces iraniennes et les groupes armés soutenus par l’Iran ont mené des attaques similaires contre des pétroliers dans le Golfe et en mer Rouge, ainsi que contre des infrastructures énergétiques dans plusieurs pays arabes, dans le contexte du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran ; ces actions ont perturbé le commerce mondial et provoqué une flambée des prix du pétrole.

L’Égypte – un allié des États-Unis – n’a jusqu’à présent pas été directement attaquée par l’Iran.

Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi aux journalistes qu’il avait été informé de ce qui s’était passé à Damiette et a laissé entendre que l’Iran ou ses groupes affiliés en étaient responsables.

« C’est un peu la même chose. Mais la situation va rentrer dans l’ordre », a-t-il affirmé.

L’attaque de Damiette est survenue quelques heures après que les États-Unis et l’Arabie saoudite ont mené des frappes aériennes conjointes contre des groupes armés soutenus par l’Iran en Irak. Selon eux, ces groupes avaient attaqué des installations pétrolières saoudiennes à l’aide de drones à trente reprises ces derniers jours, sur ordre du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien.

Les Forces de mobilisation populaire (FMP) irakiennes – une force paramilitaire dominée par des milices chiites soutenues par l’Iran – ont annoncé qu’au moins vingt de leurs membres avaient été tués lors de ces frappes, qu’elles ont qualifiées d’« escalade extrêmement grave ».

Le ministère iranien des Affaires étrangères a également condamné ces frappes et mis en garde contre des « conséquences dangereuses ».

Dans la nuit de mercredi, les États-Unis ont mené ce qu’ils ont qualifié de « vague de frappes massive » contre l’Iran, en riposte à une tentative d’attaque surprise par missiles visant des installations militaires américaines en Jordanie.

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