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Bénin-Niger : Cotonou affirme avoir fait sa part pour la réouverture

Le Bénin et le Niger poursuivent leurs échanges en vue d’une normalisation de leurs relations. Mais la réouverture de leur frontière commune reste conditionnée à des garanties durables, selon les dernières déclarations des autorités des deux pays.

Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a affirmé mercredi que Cotonou avait rempli sa part. « Le Bénin a fait déjà les efforts, les démarches qu’il doit faire », a-t-il déclaré face à la presse.

Le Bénin avait rouvert sa frontière après la levée des sanctions régionales de la CEDEAO. Le Niger, en revanche, maintient sa frontière fermée pour des raisons de sécurité, selon Cotonou.

Selon le ministre, Cotonou reste disposé à accomplir toute démarche supplémentaire objectivement nécessaire à la normalisation. « S’il reste encore quelque chose d’objectif que nous n’avons pas fait, nous le ferons », a-t-il assuré.

Cette position intervient après les dernières déclarations du président nigérien Abdourahamane Tiani sur ce dossier. Le chef de l’État nigérien s’est exprimé fin juillet, lors du troisième anniversaire du CNSP.

« Il y a des traces, il y a des plaies qu’il va falloir panser », a-t-il déclaré. Un comité mixte d’experts avait déjà formulé des propositions sur les conditions d’une éventuelle réouverture. Aucune échéance précise n’a toutefois été annoncée à ce stade par les deux gouvernements concernés.

Pour Niamey, l’enjeu dépasse la simple réouverture matérielle du poste-frontière entre les deux pays voisins. Les autorités nigériennes réclament des garanties solides contre une fermeture unilatérale décidée par l’un des deux pays.

Cotonou estime avoir pris les mesures relevant de sa responsabilité dans ce dossier bilatéral sensible. Le gouvernement béninois met en avant la nécessité d’une coexistence pacifique entre les deux peuples. Niamey reconnaît les discussions engagées, mais insiste sur la nécessité de garanties durables au préalable. Houngbédji a souligné que les deux pays voisins sont « condamnés à vivre comme des frères ».

La frontière reste ainsi l’un des principaux dossiers de la relation bilatérale entre les deux États. Les deux gouvernements cherchent à tourner la page de la crise née du coup d’État de 2023.

Prudence AGBALETI

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