L’ancien président béninois Patrice Talon a été élu à la présidence du Sénat le 6 août, avec 24 voix sur 25 sénateurs. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, y voit un signal de sagesse et de consensus au sein de la nouvelle chambre.
Patrice Talon a été élu président du Sénat béninois le jeudi 6 août, à Porto-Novo. Seul candidat en lice, il a recueilli 24 voix sur 25, sans opposition ni candidat rival. Le scrutin s’est tenu à bulletin secret, avec un vote blanc et aucune voix contre.
Dimanche, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji a salué ce résultat sur la télévision nationale. Il évoque un résultat traduisant, selon lui, une unanimité et un consensus au sein du Sénat.
Ce consensus constitue, selon le porte-parole, un bon signe pour le fonctionnement de la nouvelle institution parlementaire. Il espère que les sénateurs exerceront leurs responsabilités avec ce qu’il appelle « un regard de sage ».
D’autres personnalités susceptibles de briguer la présidence du Sénat ont finalement renoncé à se présenter. L’ancien président Boni Yayi, seul rival potentiel, n’a finalement pas concouru face à Patrice Talon.
Le porte-parole a rappelé que l’accession de Patrice Talon ne dépendait pas que de lui. Il fallait aussi que l’ensemble des membres du Sénat lui accordent leur confiance, a-t-il souligné.
Interrogé sur les critères de ce choix, le ministre a renvoyé la réponse aux sénateurs eux-mêmes. Il a néanmoins évoqué les qualités de l’ancien chef de l’État, côtoyé entre 2016 et 2026.
Sur le passage de la présidence au Sénat, Houngbédji a invité à une lecture institutionnelle. Patrice Talon rejoint ainsi aujourd’hui les responsables des autres institutions constitutionnelles du pays.
Le Sénat doit désormais agir en complémentarité avec les autres institutions de la République béninoise.
Objectif affiché : soutenir le développement du pays et renforcer la cohésion nationale, selon le porte-parole.
L’installation du Sénat, le 30 juillet, avait précédé l’élection de son bureau le 6 août. Cette étape marque, selon le ministre, une nouvelle avancée de l’architecture institutionnelle démocratique du Bénin.
Prudence AGBALETI