Au Sénégal, le parti Pastef d’Ousmane Sonko a demandé au gouvernement de fixer la date des élections locales. Le parti majoritaire à l’Assemblée nationale s’appuie sur le code électoral, selon des informations rapportées par RFI.
Le parti Pastef rappelle que le dernier scrutin local s’est déroulé le 23 janvier 2022. Les conseillers municipaux et départementaux sénégalais sont élus pour un mandat de cinq ans, selon le code électoral.
Le Pastef en conclut que les prochaines élections locales doivent se tenir au plus tard le dimanche 17 janvier 2027. Le parti a exposé cet argument dans un communiqué publié mercredi 26 août, s’appuyant sur plusieurs articles du code électoral.
Le Pastef rappelle également que le montant de la caution électorale doit être fixé 150 jours avant le scrutin. Ce délai légal est aujourd’hui dépassé, ce qui alimente l’inquiétude du Pastef sur le calendrier électoral.
Le Pastef a affirmé dans son communiqué que le respect du calendrier électoral s’impose à tous les acteurs. Le parti a également mis en garde contre toute tentative de glissement de la date du scrutin.
Du côté de l’exécutif sénégalais, aucun texte lié aux élections locales n’a pour l’instant été publié. Ni le décret fixant la date du scrutin, ni celui fixant le montant de la caution n’ont été signés.
Cette exigence du Pastef intervient sur fond de tensions croissantes entre le président Faye et Ousmane Sonko. Les deux hommes, alliés lors de la présidentielle de 2024, ont depuis pris des chemins politiques distincts.
En juillet, Bassirou Diomaye Faye a lancé son propre parti, Kiiraay – Les Patriotes Républicains, quittant ainsi le Pastef. Cette recomposition politique alimente les interrogations sur les intentions du chef de l’État concernant le calendrier des locales.
Certains observateurs se demandent si le président pourrait chercher à repousser l’échéance électorale, dans un climat de rivalité politique. Un report donnerait plus de temps à son nouveau parti, créé un mois plus tôt, pour s’organiser.
Prudence AGBALETI