L’Assemblée nationale du Sénégal a fixé au mardi 8 septembre 2026 la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo. La date reste toutefois susceptible d’être modifiée par le président de la République dans un délai réglementaire de huit jours.
La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a annoncé, mardi 1er septembre 2026, que la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo se tiendra le mardi 8 septembre à 10 heures (heure locale). Cette date a été arrêtée conformément aux dispositions des articles 22 et 77 du Règlement intérieur de l’institution parlementaire, sous réserve d’une éventuelle modification par le président de la République.
Cette programmation intervient le jour même de l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année de l’Assemblée nationale, convoquée à la demande du président Bassirou Diomaye Faye. La séance du 1er septembre a été consacrée à l’ouverture de la session, au constat du quorum et à la levée de séance.
La date du 8 septembre remplace celle du 1er septembre, initialement annoncée par décret présidentiel. Dans un communiqué publié vendredi 28 août 2026, l’Assemblée nationale avait estimé que plusieurs « confusions » entouraient la démarche et les dates retenues. Les règles parlementaires imposent en effet un délai d’au moins huit jours entre l’ouverture de la session extraordinaire et la tenue de la séance consacrée à la déclaration.
Nommé Premier ministre le 25 mai 2026, en remplacement d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lo devra présenter devant les députés les grandes orientations et priorités de l’action gouvernementale. Économiste de formation, il a notamment exercé comme secrétaire général de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), avant de rejoindre le gouvernement en avril 2024.
Cette DPG constituera le premier test grandeur nature de confiance pour le gouvernement de Lo devant l’Assemblée nationale, désormais présidée par Ousmane Sonko. Elle intervient dans un contexte marqué par la reprise du dialogue entre le Sénégal et le Fonds monétaire international, qui a débouché sur un nouveau programme de financement de plusieurs milliards de dollars. Une commission parlementaire a par ailleurs adopté, courant 2026, un amendement plafonnant à deux le nombre de motions de censure autorisées par an.
Prudence AGBALETI