Les agents et cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) ont entamé mardi 1er septembre une grève de trois jours. Le mouvement, lancé à l’appel de l’UGTT, vise à obtenir l’application d’accords salariaux et sociaux restés sans réponse.
Les agents et cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) ont entamé, mardi 1er septembre 2026, une grève de trois jours à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Le mouvement, prévu jusqu’au jeudi 3 septembre, concerne l’ensemble des sites de travail de l’entreprise à Gafsa. Rim Helal, secrétaire générale de la Fédération générale des mines, a fait état d’un taux de participation d’environ 95 % à 8 heures, selon Diwan FM.
L’UGTT réclame le versement des sommes dues aux salariés et l’intégration au salaire de base des augmentations correspondant aux années 2015, 2016 et 2017. Le syndicat demande également la reprise des attributions de promotions exceptionnelles et une revalorisation de plusieurs indemnités, dont une prime de productivité impayée depuis deux ans.
Les revendications portent aussi sur la situation financière de l’entreprise et les mesures nécessaires à sa pérennité. Le syndicat souhaite notamment obtenir une représentation au conseil d’administration de la CPG. Les questions de sécurité et de conditions de travail figurent également parmi les points soulevés par l’UGTT.
Selon le préavis syndical, déposé le 17 août 2026 par le Conseil sectoriel des mines, cette grève fait suite à l’absence de réponse à une demande de réunion de travail adressée à la direction et à l’autorité de tutelle. Cette demande avait été formulée après une réunion du conseil sectoriel des mines tenue le 30 juin 2026.
Le mouvement pourrait s’étendre au-delà du seul cadre de l’entreprise. L’Union régionale du travail de Gafsa a annoncé mardi son soutien aux travailleurs de la CPG et a appelé à l’organisation d’un mouvement régional de protestation unifié. L’impact concret de la grève sur les activités d’extraction, de lavage et d’expédition du phosphate reste à ce stade à préciser.
Prudence AGBALETI