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Maroc aux urnes : douzième scrutin législatif sous l’œil international

Les Marocains sont appelés, ce mercredi 23 septembre, à élire les 395 membres de la Chambre des représentants. Il s’agit du douzième scrutin législatif organisé depuis l’indépendance, suivi par plus de 3 000 observateurs nationaux et internationaux.

Les électeurs marocains ont commencé à voter mercredi 23 septembre 2026, à partir de 8 heures. L’opération se poursuit jusqu’à 19 heures. Ce scrutin permet de renouveler la composition de la Chambre des représentants, soit 395 sièges, répartis entre 305 élus dans les circonscriptions locales et 90 dans les circonscriptions régionales.

Quelque 40 700 bureaux de vote et 3 750 bureaux centraux sont ouverts pour l’occasion. Le nombre d’inscrits sur les listes électorales, arrêtées au 10 juillet 2026, s’élève à 15 801 162 électeurs, dont 54 % d’hommes et 46 % de femmes. Ils devront départager 7 288 candidatures, réparties en 1 850 listes déposées à l’échelle nationale, soit une moyenne de plus de 18 candidats par siège.

Il s’agit du douzième scrutin législatif organisé au Maroc depuis l’indépendance. Contrairement aux élections de 2021, où législatives, communales et régionales s’étaient tenues le même jour, seuls les députés sont élus ce 23 septembre. Les conseils communaux et régionaux, élus il y a cinq ans, restent en place jusqu’à leur propre échéance.

La campagne officielle, menée du 10 septembre à 13 heures jusqu’au 22 septembre à minuit, a réuni 28 formations politiques. Des partis de l’actuelle coalition gouvernementale, le RNI, le PAM et le PI, défendent le bilan du mandat qui s’achève. D’autres formations mettent en avant des programmes alternatifs. Les priorités affichées portent notamment sur la préservation du pouvoir d’achat, l’élargissement de la protection sociale et le soutien à l’emploi des jeunes et des femmes.

Un arsenal de textes juridiques encadre ce scrutin pour en renforcer la transparence. Vingt-huit articles sur trente-deux de la loi électorale ont été amendés, avec un alourdissement des peines pour les infractions électorales. Les personnes poursuivies en flagrant délit pour des atteintes à la probité ou condamnées pour des crimes perdent leur éligibilité.

Ce scrutin fait l’objet d’une observation nationale et internationale renforcée. La Commission spéciale d’accréditation, présidée par Amina Bouayach, a validé la participation de 56 entités nationales et internationales. Elle a accrédité 3 006 observateurs, dont 783 issus du Conseil national des droits de l’Homme et 2 023 d’associations de la société civile marocaine. Environ 200 observateurs internationaux, représentant une trentaine d’organisations, complètent ce dispositif.

Plusieurs missions étrangères se sont déployées pour l’occasion. La Francophonie a dépêché une mission électorale conduite par l’ambassadeur camerounais André-Magnus Ekoumou. L’Institut républicain international américain a positionné des observateurs dans les provinces du Sud, à Dakhla-Oued Ed-Dahab et à Laâyoune-Sakia El Hamra. Une mission de la Ligue des États arabes, présente du 21 au 24 septembre, participe également à l’observation du scrutin.

Conformément à la Constitution, le parti arrivé en tête du scrutin sera chargé de former le gouvernement. Le roi Mohammed VI nommera ensuite le futur chef du gouvernement parmi les membres de ce parti, en application de l’article 47 de la Constitution.

Prudence AGBALETI

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