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À l’ONU, Doumbouya présente Simandou 2040 comme un bilan

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a présenté, mercredi à l’ONU, le programme Simandou 2040 comme un levier de transformation économique. Trois ans après un discours critique des modèles importés, il est cette fois venu présenter un bilan chiffré.

S’exprimant devant la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, devant les délégations des 193 États membres, le président guinéen Mamadi Doumbouya a mis en avant les réalisations qu’il attribue à son gouvernement depuis près de trois ans. Il a cité les infrastructures, l’industrie, l’éducation et la santé.

« Le programme Simandou 2040 incarne une ambition de transformation structurelle de notre économie », a déclaré Mamadi Doumbouya. Il a précisé que cette stratégie, conçue sur quinze ans, ne devait pas se limiter à l’exploitation minière. Selon lui, Simandou 2040 doit servir de levier au développement des infrastructures, de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, de la santé et de l’industrie.

Le président guinéen a cité, à l’appui de son propos, plusieurs réalisations concrètes. Il a mentionné la réalisation du mégaprojet minier Simandou, présenté comme le plus vaste projet minier et d’infrastructures d’Afrique, ainsi que plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées. Il a évoqué la construction d’écoles et d’hôpitaux sur l’ensemble du territoire, ainsi que trois raffineries d’alumine en cours de construction pour transformer la bauxite guinéenne sur place. Il a aussi cité une raffinerie d’or qu’il a présentée comme la plus importante d’Afrique en capacité de production.

Pour Mamadi Doumbouya, cette stratégie doit aussi permettre de mieux valoriser le potentiel de la jeunesse guinéenne. « Notre plus grande richesse demeure toutefois notre jeunesse », a-t-il affirmé. Il a cité Simandou Academy, une initiative destinée à proposer des formations adaptées aux besoins du marché du travail, ainsi qu’à favoriser l’emploi et l’entrepreneuriat.

Le chef de l’État a par ailleurs défendu l’idée que les pays africains doivent pouvoir adapter leurs modèles de gouvernance à leurs propres réalités historiques, sociales et culturelles. Trois ans après un précédent discours à l’ONU, où il avait remis en cause l’efficacité des modèles de gouvernance importés en Afrique, il a expliqué vouloir cette fois présenter des « éléments factuels » sur la trajectoire choisie par la Guinée. Il a notamment souligné l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation, selon lui, de l’ensemble du cycle électoral avec un financement assuré par le Trésor guinéen.

Sur le plan international, le président guinéen a appelé à un partenariat renouvelé entre l’Afrique et ses partenaires, fondé sur le respect des souverainetés et une « co-construction gagnant-gagnant ». « L’Afrique peut, elle aussi, emprunter cette voie », a-t-il déclaré, citant les trajectoires de plusieurs pays d’Asie et du Proche-Orient. Il a assuré que la Guinée entendait rester « un partenaire fiable, ouvert et engagé » auprès de la communauté internationale, dans le respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

Prudence AGBALETI

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