Le ministère éthiopien des Affaires étrangères a annoncé jeudi la fermeture de son ambassade en Érythrée et l’expulsion de dix diplomates érythréens, les déclarant « persona non grata » en raison de menaces présumées pour la sécurité nationale et de violations des conventions diplomatiques.
Rupture diplomatique sur fond d’« hostilité »
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère a indiqué que la décision de fermer l’ambassade à Asmara faisait suite à ce qu’il a qualifié d’« actes d’hostilité et de belligérance, directs et indirects », de la part de l’Érythrée à l’encontre de l’Éthiopie. Cette mesure marque une détérioration significative des relations entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique, qui avaient signé un accord de paix en 2018 mettant fin à deux décennies de conflit.
Menaces pour la sécurité invoquées
Selon le ministère, les dix diplomates expulsés se sont livrés à des activités constituant une menace directe pour la sécurité nationale de l’Éthiopie, en violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Il a été ordonné à ces diplomates de quitter le territoire éthiopien dans un délai de 48 heures. « L’Éthiopie attache de l’importance aux liens historiques, culturels et humains étroits qu’elle entretient avec l’Érythrée et reste attachée à la coexistence pacifique, à la stabilité régionale et à l’intégration », précise le communiqué.
Appel à cesser ces agissements
Le ministère a appelé le gouvernement érythréen à mettre fin à ce qu’il a qualifié d’actes contraires aux principes régissant les relations entre États souverains. Ces expulsions interviennent dans un contexte de tensions croissantes dans la Corne de l’Afrique, où les différends frontaliers et les conflits par procuration ont historiquement alimenté l’instabilité entre ces anciens adversaires.