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Al-Sissi appelle l’Afrique au dialogue sur les ressources transfrontalières

À Al-Alamein, le président égyptien a appelé les États africains à privilégier dialogue et coopération face aux différends transfrontaliers. C’était lors de la 8ᵉ Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine.

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a appelé dimanche les pays africains à privilégier le dialogue. Il s’exprimait lors de la 8ᵉ Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine à Al-Alamein. Le dirigeant égyptien a notamment évoqué les différends liés aux frontières et aux ressources naturelles partagées. Il a défendu le respect du droit international, de la souveraineté et des relations de bon voisinage.

Selon Al-Sissi, les différends africains doivent être réglés par la coopération et la concertation. Il a également insisté sur la nécessité d’éviter les démarches unilatérales susceptibles d’alimenter les tensions entre États.

Cette position intervient alors que plusieurs bassins fluviaux africains restent au cœur de différends entre pays voisins. Le bassin du Nil constitue notamment un dossier sensible entre l’Égypte et l’Éthiopie depuis plusieurs années.

Le principal contentieux porte sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, construit sur le Nil Bleu. Addis-Abeba considère le barrage comme un projet majeur pour son développement énergétique et économique. Le Caire, de son côté, défend ses intérêts liés à la sécurité hydrique du pays.

Au-delà des ressources hydriques, Al-Sissi a appelé à accélérer l’intégration économique du continent africain. Il a notamment plaidé pour une mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Le président égyptien a également insisté sur les infrastructures et les mécanismes de financement durables. Il a cité les réseaux de transport, l’énergie et les corridors logistiques parmi les priorités continentales.

Pour Al-Sissi, une meilleure intégration économique doit permettre d’accroître les échanges entre les pays africains. Elle doit aussi favoriser la création d’emplois, les investissements et le développement de chaînes de valeur continentales.

Ces déclarations ont été formulées dans le cadre d’une série de rencontres africaines organisées en Égypte. Le premier Forum Afrique-Alamein s’est tenu du 2 au 4 octobre dans la nouvelle ville d’Al-Alamein.

Le forum, soutenu par l’Union africaine, réunissait des dirigeants africains, des institutions financières et des acteurs privés. Son objectif était notamment de renforcer les investissements et les partenariats économiques à l’échelle continentale.

Al-Sissi a également coprésidé le sommet des États fondateurs de l’AUDA-NEPAD avec João Lourenço. L’Algérie, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud figuraient également parmi les États fondateurs représentés.

En marge de ces rencontres, Al-Sissi a réuni les dirigeants de l’Érythrée, de la Somalie et du Soudan. Le sommet quadripartite a porté sur la coopération et les enjeux du Sahel africain et de la mer Rouge. Les dirigeants ont notamment réaffirmé leur attachement au règlement pacifique des différends régionaux. Cette séquence diplomatique intervient alors que l’Union africaine cherche à renforcer la coordination continentale. La réunion d’Al-Alamein portait également sur l’intégration régionale et la mise en œuvre de l’Agenda 2063.

Prudence AGBALETI

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