Cyril Ramaphosa s’est entretenu mercredi à Pretoria avec son homologue sud-soudanais Salva Kiir. La rencontre intervient au lendemain de la dissolution du gouvernement de transition et du retrait de ses quatre vice-présidents à Juba.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est entretenu mercredi 7 octobre 2026 avec le président sud-soudanais Salva Kiir Mayardit, à la résidence présidentielle de Mahlamba Ndlopfu, à Pretoria. Les discussions ont porté principalement sur les préparatifs des élections prévues le 22 décembre au Soudan du Sud et sur le fragile processus de paix dans ce pays.
Cette rencontre intervient seulement un jour après l’annonce, par Salva Kiir, de la dissolution du gouvernement de transition, du Parlement et des assemblées locales sud-soudanaises. Le premier vice-président Riek Machar et les trois (3) autres vice-présidents avaient alors été démis de leurs fonctions, dans une décision controversée que des analystes ont interprétée comme un renforcement du pouvoir présidentiel à la veille du scrutin.
La visite s’inscrit aussi dans une série de rencontres bilatérales entre les deux (2) chefs d’État tout au long de l’année 2026, après des échanges en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba en février, puis des rencontres les 19 mars et 27 août à Pretoria. Lors de cette dernière, Salva Kiir avait indiqué à Cyril Ramaphosa se trouver en Afrique du Sud car ses médecins s’y trouvaient, précisant ne pas se sentir bien.
Les deux dirigeants ont abordé la mise en œuvre de l’Accord de paix revitalisé de 2018, le dialogue politique et les préparatifs des élections, l’Afrique du Sud devant apporter son soutien au processus électoral, notamment pour l’impression des bulletins de vote et la fourniture de matériel d’inscription des électeurs, comme Juba l’avait déjà sollicité en mars. Cyril Ramaphosa a exhorté le Soudan du Sud à relever les défis politiques, sécuritaires et logistiques qui subsistent afin de garantir que les élections se déroulent dans le calme et soient crédibles et inclusives.
Ce scrutin, si la date est maintenue, serait le tout premier organisé au Soudan du Sud depuis son indépendance en 2011, après cinq reports successifs depuis 2018.
Prudence AGBALETI