Une brigade militaire libyenne a saisi plus de 1,3 million de comprimés de stupéfiants à la suite d’un affrontement armé avec des contrebandiers dans une ville du sud-est, au cours duquel trois soldats ont été blessés, a annoncé l’armée vendredi.
Ce pays d’Afrique du Nord est devenu un important carrefour régional de transit pour les drogues de synthèse et autres stupéfiants destinés aux consommateurs locaux ainsi qu’au reste du continent, a indiqué l’ONU en janvier.
Dans un communiqué, une unité de communication militaire a indiqué que la brigade d’infanterie Subul al-Salam de Koufra, située à environ 1 700 km de la capitale Tripoli, avait pris pour cible des repaires utilisés par des trafiquants de stupéfiants et de marchandises illicites.
Les photos publiées montraient des soldats entourant des dizaines de petits sachets en plastique transparent contenant des comprimés blancs et ronds, marqués du chiffre « 1 » et de la mention « Made in Germany » (Fabriqué en Allemagne) en lettres noires.
La brigade opère sous l’autorité de l’état-major des forces terrestres et dépend du commandant militaire Khalifa Haftar, chef de l’Armée nationale libyenne basée dans l’est du pays. Le communiqué n’a pas précisé la valeur de la drogue saisie.
Les réseaux de trafic de drogue ont profité de la situation chaotique que connaît le pays depuis 2011, a indiqué l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime dans un rapport publié en janvier.
La Libye a basculé dans une longue période de conflit interne et de division après la chute de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, renversé cette année-là lors d’un soulèvement soutenu par l’OTAN.
Cinq personnes ont été condamnées à mort par un tribunal de la région des Montagnes de l’Ouest, située à environ 160 km au sud-ouest de Tripoli, pour l’importation de plus de 2 millions de comprimés de substances psychotropes, a déclaré le procureur général en octobre.