Un tribunal a condamné lundi deux personnes pour le vol de 580 000 dollars à la ferme de Ramaphosa. L’affaire a failli coûter son poste au président, qui nie tout délit et conteste toujours la procédure de destitution.
Le tribunal régional de Modimolle a rendu lundi 2 novembre son verdict sur le vol de Phala Phala. Ce vol de 580 000 dollars en liquide date de février 2020 et visait la ferme du président Ramaphosa. Imanuwela David, présenté comme l’instigateur, est reconnu coupable de trois (3) des quatre (4) chefs d’accusation, dont le blanchiment d’argent. Il est coupable de conspiration en vue d’un cambriolage, de cambriolage avec vol et de blanchiment d’argent.
Froliana Joseph, ancienne employée de ménage de la ferme, est condamnée pour conspiration en vue d’un cambriolage. Son frère, Ndilinasho Joseph, a été acquitté de toutes les charges, faute de preuve de sa présence à la ferme. Le magistrat Peter Manthata a jugé les preuves indirectes suffisantes, malgré des lacunes de l’enquête et l’absence de preuve directe. Les relevés téléphoniques ont lié David à l’ancienne employée avant et après le cambriolage, selon le magistrat.
Après le vol, David a acheté des voitures de luxe, des montres Rolex serties de diamants et un bien immobilier. Il affirmait que son argent venait d’activités dans les diamants et le bitcoin, ce que le tribunal a rejeté. Les deux condamnés reviendront devant le tribunal le 13 novembre pour la peine, selon ASEAN Now.
L’affaire a éclaté en juin 2022, quand l’ancien chef des services secrets a déposé plainte contre le président. Il l’accusait d’avoir dissimulé le vol, évalué à 4 millions de dollars par le plaignant. Ramaphosa dit que la somme, d’environ 580 000 dollars, provenait de la vente de 20 buffles, et nie toute faute. Un panel indépendant a jugé en 2022 qu’il « aurait pu » commettre de graves fautes ; le Parlement a rejeté son rapport.
Le 8 mai 2026, la Cour constitutionnelle a jugé illégal ce rejet et exigé une commission de destitution. Ramaphosa a refusé de démissionner et a engagé un recours en révision du rapport, déposé le 26 mai, selon BusinessTech. Le 24 juillet, la Haute Cour du Cap-Occidental a suspendu les audiences publiques de la commission, en attendant la révision. En août, la Cour constitutionnelle a refusé un appel direct contre cette suspension, la révision devant être jugée d’abord. Cette révision devait être examinée du 2 au 4 septembre, sans décision confirmée dans les sources consultées.
Ces condamnations portent sur le vol et non sur l’origine des fonds, question visée par la procédure contre Ramaphosa.