Au Gabon, la Police gagne des moyens et la Gendarmerie en perd
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Au Gabon, la Police gagne des moyens et la Gendarmerie en perd

Le projet de budget 2027 du Gabon réduit de 4,89 milliards de FCFA la masse salariale de la mission Sécurité. La Gendarmerie perd 11,56 milliards de dépenses de personnel, tandis que la Police en gagne 6,67 et reçoit tous les investissements.

 

Le budget 2027 du Gabon prévoit de réduire de 4,89 milliards de FCFA la masse salariale de la Sécurité. Cette enveloppe passe de 119,12 milliards en 2026 (loi rectificative) à 114,23 milliards en 2027, soit 4,1 % de moins. Cette baisse s’inscrit dans un recul de 2,30 % du budget total de la mission, à 129,26 milliards. Ce recul masque un rééquilibrage : la Gendarmerie nationale perd 11,56 milliards de dépenses de personnel. La Police nationale gagne, elle, 6,67 milliards de dépenses de personnel, qui atteignent 61,37 milliards.

Les investissements concentrés sur la Police

Les investissements de la mission augmentent de 11,6 % et atteignent 10,61 milliards de FCFA, contre 9,51 milliards en 2026. Selon les tableaux budgétaires, ces fonds sont entièrement inscrits au programme Police nationale, sans aucun investissement pour la Gendarmerie. Ils financent notamment des commissariats et l’Académie de police de Mayumba, a indiqué le ministre de l’Intérieur.

Il a aussi évoqué des casernes, des logements et des postes frontaliers, devant la commission des Finances. Le budget global de la Police nationale progresse de 8,17 milliards, de 66,20 à 74,37 milliards de FCFA. La Police concentre ainsi 53,7 % de la masse salariale de la mission, contre 45,9 % en 2026.

Un rééquilibrage dont les raisons restent floues

Les justifications de cette redistribution entre Police et Gendarmerie restent à documenter, selon Gabon Media Time. Ce budget sécurité recule alors que le budget de l’État progresse de 13,2 %, à 6 223,1 milliards de FCFA. Le Conseil des ministres avait adopté ce projet de loi de finances le 18 septembre 2026, à Port-Gentil.

Le texte est désormais examiné par l’Assemblée nationale, dont la commission des Finances a entendu les ministres en octobre.

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