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L’armée soudanaise dément avoir perdu le contrôle de Sinjah au profit des FSR, les combats se poursuivent malgré les déplacements

L’armée soudanaise a démenti les informations selon lesquelles les Forces de soutien rapide (FSR) contrôleraient Sinjah, la capitale de l’État de Sennar, affirmant que ses forces étaient activement engagées dans le combat contre le groupe paramilitaire.

Les FSR avaient annoncé samedi soir avoir pris le contrôle du quartier général de la 17e division d’infanterie dans l’Etat de Sennar à la suite d’une attaque surprise contre la ville du sud-est.

Avant l’attaque, les FSR s’étaient rassemblées dans la région montagneuse de Moya, à l’ouest de Sennar, avant d’avancer vers le nord, en direction de Sinjah, à environ 60 kilomètres au sud de la ville de Sennar.

Le porte-parole des forces armées, Nabil Abdallah, a publié une brève déclaration affirmant que « nos forces à Sinjah sont fermes, cohérentes et combattent l’ennemi avec détermination et un moral élevé ». Il s’agissait du premier commentaire officiel sur la situation à Sennar.

Il a ajouté : « Nos forces à Sinjah tiennent leurs positions et leur moral est en plein essor », contredisant les affirmations de contrôle des FSR.

La déclaration du porte-parole intervient au milieu d’informations contradictoires et de discussions animées sur les réseaux sociaux concernant la situation militaire à Sinjah.

Malgré les affirmations de l’armée, les habitants en fuite ont signalé une présence importante des FSR dans la région, avec d’importants points de contrôle établis sur la route nationale menant au sud jusqu’à Abu Hugar et sur la route au nord jusqu’à Sennar.

Des témoins ont également relevé des postes de contrôle de FSR sur la route d’Al-Rusayris dans la région du Nil Bleu et dans les quartiers de Sinjah, avec des soldats déployés à proximité du stade olympique, où se produiraient des violations contre ceux qui partent vers le sud et l’est.

Dimanche matin, l’armée a mené d’intenses frappes aériennes visant le quartier général de la 17e Division d’infanterie, les bâtiments du Service national de renseignement et de sécurité (NISS) et la maison d’hôtes.

Parallèlement, le conflit a déclenché d’importants déplacements, avec des vagues de personnes fuyant vers Gedaref et la région du Nil Bleu, à l’extrême sud-est. Parmi les autres zones connaissant un afflux de personnes déplacées figurent Al-Dinder, El-Suki, Abu Hugar, Karkoj et Wad Al-Nil. Les rapports font état de violations généralisées commises par les FSR contre les personnes en fuite, notamment le pillage d’argent, de téléphones et de voitures.

Sudan Tribune

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