Le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales a annoncé vendredi des ajustements importants des prix de détail des carburants locaux, augmentant les prix en moyenne de 18 % et jusqu’à 42,9 % pour certains produits.
Le ministère a expliqué que la fixation des prix pour une année entière est due aux évolutions locales, régionales et mondiales en cours, notamment à la volatilité des marchés internationaux de l’énergie et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Par cette décision, le gouvernement vise à maintenir la stabilité des prix, à assurer le fonctionnement à pleine capacité des raffineries nationales, à régler les arriérés envers les partenaires étrangers et à encourager les investissements pour stimuler la production locale, réduire la facture des importations et réduire l’écart entre les coûts de production et les prix à la consommation.
Les responsables ont souligné que cette décision s’inscrit dans la stratégie économique globale de l’Égypte visant à renforcer la discipline budgétaire, à préserver la sécurité énergétique et à soutenir la croissance dans un contexte de marché mondial en constante évolution.
La dernière augmentation remonte à avril, lorsque le ministère a annoncé des hausses des prix des carburants allant de 11,7 % à plus de 33 %. Ces hausses ont dépassé la limite de 10 % fixée par le mécanisme automatique de tarification, tant pour les hausses que pour les baisses.
Selon les nouveaux tarifs entrés en vigueur vendredi, le prix du litre de diesel, fortement utilisé pour les transports publics, est passé de 15,50 livres (0,33 $) à 17,50 livres (0,37 $), tandis que le prix de l’essence à 92 octanes est passé de 17,25 livres (0,36 $) à 19,25 livres (0,40 $) et celui de l’essence à 95 octanes est passé de 19 livres (0,40 $) à 21 livres (0,44 $).
L’économie égyptienne a été durement touchée par des années d’austérité gouvernementale, la pandémie de coronavirus, les conséquences de l’invasion russe de l’Ukraine et, plus récemment, la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. Les attaques des Houthis sur les voies maritimes de la mer Rouge ont réduit les revenus du canal de Suez, source majeure de devises étrangères. Ces attaques ont contraint le trafic à quitter le canal et à contourner la pointe de l’Afrique.