Face aux rumeurs de tensions au sommet de l’État burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré assure qu’il demeure l’unique dirigeant du pays. Ses déclarations interviennent alors que l’absence prolongée de plusieurs responsables sécuritaires nourrit les spéculations.
Le capitaine Ibrahim Traoré a rejeté les rumeurs de divisions au sein de la transition lors d’une rencontre à Ouahigouya.
« Il n’y a ni numéro un, ni numéro deux. Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau », a-t-il déclaré.
Le président de la transition affirme rester seul aux commandes du Burkina Faso depuis le coup d’État du 30 septembre 2022. Ces déclarations interviennent alors que plusieurs figures influentes du régime n’apparaissent plus publiquement depuis plusieurs semaines.
Parmi elles figure le commandant Oumarou Yabré, responsable des services de renseignement et président du Conseil national de sécurité d’État. Considéré comme un proche collaborateur d’Ibrahim Traoré, il n’a plus été vu en public depuis la fin du mois de mai.
Selon plusieurs sources sécuritaires citées par la presse, Oumarou Yabré ne fréquenterait plus son bureau habituel. D’autres responsables proches de lui ont également quitté leurs fonctions ou ont été remplacés ces dernières semaines.
Le capitaine Kiswendsida Azaria Farouk Sorgho, autre figure importante de la transition, est également absent de la scène publique depuis mi-mai. Son adjoint assure désormais le commandement du Bataillon d’intervention rapide numéro 4, selon des sources sécuritaires.
Sans évoquer directement ces absences, Ibrahim Traoré a averti que tout collaborateur fautif s’exposerait à des sanctions. Le chef de la transition a enfin appelé les Burkinabè à ne pas accorder de crédit aux informations relayées par les médias qu’il qualifie d’hostiles.
Prudence AGBALETI