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Mali : le JNIM frappe Dioura après Sofara et Sikasso

Une position des Forces armées maliennes a été attaquée jeudi à Dioura, dans la région de Mopti. Le JNIM revendique la prise du camp, dans la foulée de deux autres attaques signalées les jours précédents à Sofara et près de Sikasso.

Selon un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), une attaque de groupes armés terroristes a visé le secteur de Dioura jeudi 10 septembre 2026. Les forces maliennes ont engagé une riposte. Aucun bilan sur d’éventuelles pertes n’a été communiqué dans l’immédiat.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), à travers son organe de propagande, a revendiqué l’attaque. Il affirme avoir pris « le contrôle total » du camp dans la matinée, avant de s’en retirer. Cette affirmation n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante. Des informations font également état d’une intervention de l’aviation malienne.

Cette attaque s’inscrit dans une séquence de trois opérations attribuées au JNIM en trois jours. Mardi, des combats avaient été rapportés à Sofara, faisant au moins onze morts parmi des soldats russes et des chasseurs dozos. Mercredi, une embuscade avait visé un convoi composé de militaires maliens et de membres de l’Africa Corps russe, près de Sikasso, dans le sud du pays.

Ces événements interviennent dans un contexte de multiplication des affrontements dans plusieurs régions du Mali. En août, les FAMa avaient repoussé une tentative d’attaque contre leur emprise de San, dans la région de Ségou. Le JNIM avait alors aussi revendiqué la prise de cette caserne. L’Africa Corps avait affirmé que plus de 40 assaillants avaient été tués, sans bilan indépendant disponible.

Dans les semaines qui ont suivi, plusieurs libérations de militaires détenus par le Front de libération de l’Azawad (FLA) ont eu lieu. Le 13 août, 82 militaires des FAMa avaient été libérés, selon l’état-major général des Armées. Ils étaient détenus depuis les attaques du 25 avril contre plusieurs positions militaires. Le 16 août, six militaires blessés avaient été transférés de Kidal à Gao, avec l’intervention du Comité international de la Croix-Rouge. Le 23 août, 22 autres militaires avaient été libérés dans le secteur d’Anéfis, dans le cadre d’un échange de prisonniers.

Dioura a déjà été le théâtre de plusieurs attaques meurtrières. Le 23 mai 2025, le JNIM avait attaqué le camp militaire de la localité, tuant 41 soldats maliens, dont le commandant de la base et son adjoint. Une précédente attaque, en septembre 2023, avait été menée par une coalition de rebelles touaregs. Elle avait fait près de cent morts parmi les soldats maliens et russes, selon les bilans disponibles à l’époque.

Prudence AGBALETI

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