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Libye : trois champs pétroliers à l’arrêt, la NOC menace

Des hommes affiliés aux Gardes des installations pétrolières ont fermé de force, mardi 15 septembre, trois sites pétroliers dans le sud-ouest de la Libye. La Compagnie nationale de pétrole menace de déclarer la force majeure si le blocage se poursuit.

Des hommes affiliés aux Gardes des installations pétrolières (GIP) ont fermé de force, mardi 15 septembre 2026, trois champs pétroliers dans le sud-ouest de la Libye. Selon la Compagnie nationale de pétrole (NOC), ces hommes ont illégalement fermé la vanne du principal oléoduc reliant al-Hamada à Zawiya, dans le nord-ouest du pays. Cet oléoduc s’étend sur 387 kilomètres, pour un diamètre de 18 pouces.

La fermeture a entraîné une hausse soudaine de la pression sur le champ d’al-Tahara. Cela a provoqué un arrêt complet de la production sur les champs d’al-Hamada (NC8) et d’al-Tahara (NC4), ainsi que sur la station NC5. La NOC n’a pas précisé le volume de production affecté par cet arrêt.

Si la fermeture de la vanne se poursuit, la compagnie indique qu’elle serait contrainte de déclarer la force majeure. Cette disposition permettrait à la NOC de s’exonérer de toute responsabilité en cas de non-respect de ses contrats de livraison. Elle a exhorté les autorités libyennes à assumer pleinement leurs responsabilités pour résoudre cette crise.

Selon plusieurs sources, les GIP réclament que leur gestion financière et administrative passe sous le contrôle de la NOC. Ils souhaitent qu’elle ne relève plus du ministère de la Défense. Ce différend s’ajoute à des revendications salariales récurrentes au sein de cette force.

Les champs pétroliers du sud-ouest de la Libye alimentent les terminaux et la raffinerie de Zawiya, au nord du pays. Cette infrastructure joue un rôle clé dans l’approvisionnement énergétique du nord libyen. Juste avant ce blocage, la production nationale oscillait entre 1,4 et 1,5 million de barils par jour, un niveau inédit depuis plus de dix ans.

Les GIP forment un groupe rassemblant des militaires et des civils, chargé de la protection des installations pétrolières du pays. Ils sont souvent à l’origine de fermetures et de blocus pour des revendications sociales et salariales. La Libye détient les plus importantes réserves prouvées de pétrole du continent africain, estimées à 48,4 milliards de barils. En juillet 2026, la NOC avait découvert un nouveau gisement, baptisé Eassar, ajoutant environ 195 millions de barils à ces réserves.

Prudence AGBALETI

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